Un anniversaire en pyjama

Un anniversaire en pyjama

Pour son 9ème anniversaire, ma maximini nous avait demandé de pouvoir organiser une soirée pyjama à la maison avec des ami(e)s. Si une telle activité vous tente (ou plutôt, tente vos marmots), voici quelques pistes pour que cet anniversaire se passe au mieux.

Le nombre d’invité.s

Il est important de tenir compte des éléments suivants:

  • la taille de votre habitation: l’objectif de vos marmots est de passer leur soirée/nuit ensemble. Donc, tout dépend du nombre que vous pourrez faire dormir dans la pièce qui leur sera dédiée
  • le choix de votre enfant: souhaite-il inviter juste son meilleur ami ou plusieurs copains?
  • votre budget: entre les repas, les activités, les petits cadeaux, les snacks et le reste, les coûts d’une telle soirée peuvent vite grimper
  • Votre patience et résistance au bruit: entre 2 et 25, l’impact ne sera pas le même…

Chez nous, on avait autorisé la maxi à inviter deux ou trois ami.e.s (elle a opté pour ses deux meilleurs amis). Avec elle et sa sœur, cela signifiait 4/5 enfants à la maison ce qui est amplement suffisant selon mes critères (et notre maison).

Quelle durée?

Gardez en tête que les enfants voudront passer du temps ensemble, donc prévoyez au moins une demi-journée de jeux en plus de la nuit. Vous pouvez par exemple choisir une arrivée en après-midi ou un départ tardif.

Nous avions opté pour une invitation du samedi 18h au dimanche 15h. C’était le timing parfait pour qu’ils aient le temps de s’amuser ensemble tout en me permettant de préparer (avant), ranger (après) et passer un peu de temps en famille.

Les activités

Tout dépend de votre créativité et de votre énergie. Mon conseil? Ne surchargez pas le temps avec trop d’activités structurées. N’oubliez pas que les enfants auront envie de jouer/discuter ensemble librement, sans être encadrés comme il le sont la plupart du temps.

Voici cependant quelques idées, basées sur ce que nous avons fait ou ce que je peux imaginer pour ce genre de soirée:

  • Préparation d’une pâte à pizza pour le repas. C’est sympa, ludique, drôle et délicieux. Recette et tutoriel de pétrissage ici: https://embrouillaminis.blog/2018/05/02/preparer-sa-pate-a-pizza-un-jeu-denfants/
  • Réalisation de porte-clés ou marque-pages en plastique magique. Pensez dans ce cas à avoir des images que les enfants pourront décalquer s’ils n’ont pas envie de réaliser leur propre dessin.
  • Activité pinata. Vous pouvez soit l’acheter, soit la construire vous-même (je n’ai pas encore de tuto sur le blog mais le net en regorge).
  • Un jeu de société, que ce soit un classique ou un nouveau jeu à faire découvrir. Nous avions pour notre part opté pour Catane Junior.
  • Un film et du pop-corn. Classique mais toujours efficace. A choisir avec les enfants en fonction de leur tranche d’âge.
  • Des jeux d’eau ou d’adresse à l’extérieur, si le temps le permet.
  • Réalisation de biscuits sablés. Vous pouvez préparer la pâte à l’avance mais pensez à emprunter rouleaux à pâtisserie et emporte-pièces pour que les enfants puissent les préparer en même temps.
  • Et plein d’autres choses: jeux vidéos, chasse au trésor, bricolages, peinture (ça fait aussi un souvenir à ramener), activité manuelle selon les goûts de l’enfant qui invite, …

Et qu’est-ce qu’on mange ?

Prévoyez du facile, que vous pouvez préparer à l’avance et que tout le monde aime: pizza, lasagne, croque-monsieur, pâtes bolo/carbo,… Si vous ne connaissez pas bien les enfants que vous invitez, n’hésitez pas à demander aux parents s’il y a des choses qu’ils ne peuvent/veulent pas manger.

Et la nuit? Bavardage ou couvre-feu?

Alors là, je dirais que c’est à évaluer en fonction de l’âge de l’enfant et de vos limites. Mais il me semble important que cette soirée pyjama respecte le sommeil des autres membres de la famille et qu’elle n’ait pas de répercutions sur le niveau de fatigue des jours qui suivent.

Personnellement, j’ai opté pour une extinction des feux à 22h30, ce qui était largement suffisant pour leur permettre de bavarder dans leurs lits sans détruire ma nuit.

Quelques petites astuces pour terminer…

  • Si vous avez envie de nouer ou d’approfondir les liens avec les parents, proposez leur de rester pour l’apéro (en déposant les enfants) ou pour le gâteau (en venant les chercher). Nous avions opté pour la première option et sommes restés jusqu’à 21h à papoter tous ensemble.
  • Tentez de ne pas mettre de limite de genre dans le choix des ami.e.s que votre enfant peut inviter. Votre petite fille souhaite inviter son meilleur ami? Votre garçon souhaite inviter son « amoureuse »? Et finalement, pourquoi pas? Un ami est un ami, quel que soit son genre. Avant un certain âge, la sexualité (le « mal ») existe uniquement dans l’esprit des adultes.
  • Restez zen. C’est une activité exceptionnelle avec des gamins qui ont d’autres règles que les vôtres. Si ça ne se passe pas aussi bien que vous l’aviez imaginé, pas de panique. Attendez juste que ça se termine et ditez-vous que, au pire, vous ne devrez pas revivre ça avant l’année prochaine!
  • Et surtout, PROFITEZ! Vos enfants en garderont un souvenir impérissable et vous pouvez faire connaissance avec leurs amis les plus proches. Ca vaut bien un week-end de travail et de désordre, non?

Mini, c’est fini !

Mini, c’est fini !

Pardon si je vous ai mis du Hervé Vilard en tête mais l’heure est grave! Je dois me rendre à l’évidence: je n’ai plus qu’une seule mini, la blonde.

Où est passé l’autre? Et bien, je pense que ma brune est passée du côté obscur, du côté de la pré-adolescence, au grand dam de ma santé mentale. 

Certes, cette demoiselle a toujours eu un sacré caractère. Je revois son regard sombre quand on l’a déposée contre moi en salle d’accouchement; c’est le même que celui qu’elle m’adresse maintenant quand je la « contrarie » (entendez: quand je lui dis non avec une bonne raison).

Ma grande brune est comme ça: entière, ultra-sensible, ultra-exigeante, consciente de ce qu’elle veut et capable de se faire entendre. Mais jusqu’ici, tout ça était englobé dans une couche d’enfance qui a entretenu l’illusion que j’avais le temps avant l’arrivée de l’adolescence.

FATALE ERREUR


Ho, les premiers signes étaient discrets: Shakira et Angèle qui remplacent Elsa et Vaiana, une attention toute particulière pour les vêtements et les bijoux, une curiosité plus grande envers le monde qui l’entoure, l’envie de passer plus de temps avec ses amis-pour-la-vie.

Formidable, me disais-je, ma petite chérie grandit.

Mwahahahaha. J’étais si naïve ! Car c’était sans compter le reste…

Les yeux qui roulent.

Les soupirs excédés.

Cet air agacé pour tout et pour rien.

Et puis le fameux « T’es nulle, tu comprends rien ! » (Ou plutôt T’ES NULLE, TU COMPRENDS RIEN !) suivi par un repli stratégique dans sa chambre et par une lettre de menaces en bonne et due forme.

Vous sentez l’agacement de la pré ado ?

Heu, ça dure longtemps ?

J’ai beau savoir que c’est normal, que ça fait partie de sa construction, qu’elle grandit… ça me rend folle quand même !

Je voudrais tant rester patiente et lâcher prise (parce que ce n’est que le début et ça ne risque pas de s’améliorer tout de suite) mais PUTAIN, j’ai parfois envie de l’accrocher au porte-manteaux et de la bâillonner !

Mais malgré tout ça, je suis rassurée de constater qu’elle n’oublie pas l’essentiel: peu importent les disputes et les yeux noirs, les cris et les tempêtes. L’important c’est de s’aimer, de savoir s’excuser et pardonner.

Le reste, bein, on a une poignée d’années pour s’y faire. 😁

Merci Saint-Nicolas

Merci Saint-Nicolas

Les souvenirs d’enfants sont parfois flous. Notre mémoire nous joue des tours, mélangeant les dates et les lieux, les moments réellement vécus et les histoires racontées par d’autres. Mais certains sont tellement vifs qu’on sait qu’ils sont réels.  Comme ma première Saint-Nicolas. 

En décembre 1989, du haut de mes 8 ans et demi, j’ai découvert que l’hiver des enfants de Belgique était illuminé d’un évènement de la plus haute importance: la Saint-Nicolas.

C’est cette année-là que j’ai entendu pour la première fois l’histoire terrifiante de ces trois enfants, découpés et cachés dans le saloir jusqu’à l’arrivée providentielle du Grand Saint. C’est durant cet hiver là également que j’ai reçu mes premières friandises de Saint-Nicolas – mandarine, speculoos, du massepain et une figurine en chocolat – juste après avoir assisté à un spectacle des marionettes de Toone.   

Des souvenirs très marquants mais pas autant que celui du 6 décembre lui-même. 

En arrivant en Belgique, maman et moi logions dans une petite chambre, dans un bâtiment communautaire. Son travail lui imposait de partir tôt et rentrer tard et je me rendais et revenais seule de l’école.

Ce 6 décembre 1989, j’ai découvert en rentrant qu’une boite était cachée sous les couvertures de mon lit. Cette boîte renfermait un cadeau que je n’aurais jamais imaginé recevoir: la voiture décapotable rouge de Barbie. Le rêve ultime pour la petite fille que j’étais, fan absolue des poupées du même nom. 

Et là, j’ai su immédiatement, au plus profond de mon cœur, que ça ne pouvait qu’être que Lui. Qui d’autre que le Grand-Saint pouvait savoir que je m’endormais chaque soir dans cette chambre misérable en rêvant de ce jouet? Qui d’autre que lui aurait pu pénétrer dans le bâtiment, dans l’appartement, dans la petite pièce dont seules maman et moi avions la clé? Qui d’autre que Saint-Nicolas pouvait se permettre de m’offrir ce cadeau luxueux? 

Je le savais en décembre 1989 et j’en suis toujours convaincue aujourd’hui: Saint-Nicolas existe.

Ne vous inquiétez pas pour ma santé mentale! Je sais que ce sont des demandeurs d’emploi ou des intermittents du spectacle payés à la journée qui font le sitting dans les centres commerciaux. Et je sais que c’est ma maman qui s’est débrouillée pour glisser ce cadeau sous mon lit. Mais je continue à l’affirmer: Saint-Nicolas existe bel et bien. Dans l’attente solennelle chez les petits enfants impatients. Dans la surprise et l’émerveillement en découvrant les petits biscuits éparpillés au sol. Dans la  gratitude exprimée par ceux qui hurlent MERCI SAINT-NICOLAS en regardant leurs cadeaux.  

C’est probablement cet évènement fondateur qui me rend tellement impatiente de voir arriver le 6 décembre, encore aujourd’hui. Pour le plaisir de gâter mes propres enfants mais aussi pour pouvoir entretenir et propager la magie de Saint-Nicolas. Cette même magie qui a comblé de joie une petite immigrée en plein cœur de l’hiver gris de Belgique.

Et vous, c’est quoi votre plus grand souvenir de Saint-Nicolas? 

Le coeur de l’Enfance

Le coeur de l’Enfance

Embrouillaminis n’a pas été choisi au hasard. Je vous le disais ici, il me fallait un nom qui non seulement reflète ma vie avec mes deux minis demoiselles mais qui soit aussi à mon image: mélangé, bigarré, désordonné. Parmi les mélanges qui déterminent fondamentalement ce que je suis, il y a ma double culture, mêlant le Portugal qui m’a vue naître à la Belgique qui m’a accueillie quelques années plus tard. Poursuivre la lecture de « Le coeur de l’Enfance »