Peut-on ne plus aimer sa maman après 15 jours de séparation ?

Rien n’a vraiment bougé dans leurs chambres. Les volets, restés fermés à cause de la chaleur, ont plongé leurs univers silencieux dans la pénombre.

Chez l’une, livres et vêtements ont gardé leur emplacement approximatif. C’est que la passion de ma brune pour la lecture est inversement proportionnelle à celle pour le rangement. Ça a des avantages : elle compense son sens du désordre par un vocabulaire impressionnant.

Chez l’autre, le village des jouets construit avant son départ est intact. Personnages, animaux, dinosaures, tous sont restés immobiles, attendant que leur cheffe d’orchestre revienne leur donner vie. Elle m’avait expressément demandé de conserver son espace de jeu intact. Parce que ma blonde minutieuse et exigeante met autant de temps à jouer qu’à tout préparer.

J’ai profité de ces deux semaines. Et elles m’ont semblé moins difficiles que les autres années. Certainement parce que je les ai passées dans notre maison bonheur et que j’ai pris plein de bon temps avec mon amour et les amis.

Mais quand même, à chaque retour, c’est la même angoisse.

Et si elles ne m’aimaient plus ? Et si elles avaient eu le temps durant ces deux semaines de se dire que, finalement, on peut se passer d’une maman ? Et si elles avaient eu de si belles vacances que le retour dans le quotidien leur semblera trop nul ? Et si elles ne voulaient plus me voir ? Et si…

Je sais, c’est con. Surtout que dans un précédent blogpost, je conseillais à chaque parent dans le même cas que moi de ne pas se laisser aller à la rumination. Mais je n’y peux rien. Alors je prépare au mieux leur retour.

On a rempli le frigo, rangé la maison, ajouté un fauteuil confortable dans leurs coins lecture respectifs. Il y a des pistaches dans l’armoire et une casserole de bolo qui mijote, parce que je sais combien elles aiment ça.

Les aspects pratiques sont réglés. Pour les angoisses, je vais devoir attendre demain.

Parce que, oui, elles reviennent demain.

Mes petites filles, mes enfants, les prunelles de ma vie reviennent demain. Impossible de décrire combien j’ai hâte de les voir, de les serrer contre moi, de les respirer, de constater que le soleil leur a donné bonne mine et qu’elles ont encore grandi.

Aujourd’hui, aveuglée par l’amour maternel, j’ai hâte que le désordre envahisse chaque mètre carré de la maison, que le coucher prenne 35 minutes, qu’elles se disputent et se battent à chaque contrariété. C’est vous dire comme je suis en manque !

Je souhaite plein de courage à ceux qui se séparent de leurs marmots pour cette deuxième quinzaine et bonnes retrouvailles à ceux qui, comme moi, retrouvent enfin leurs monstres.

La robe rouge à petits pois blancs

J’ai acheté une robe. Mais pas n’importe laquelle: une robe rouge à petits pois blancs sur laquelle j’avais craqué sur un site de vêtements vintage. En la voyant, j’ai su qu’il me la fallait. Tout de suite. Elle était tellement belle! Vintage, un peu fifties, très rétro. Quand elle est arrivée, je l’ai essayée directement, dans les toilettes du bureau. Et je n’ai pas été déçue.

robe-rouge-pois-blancsElle était parfaite.

Une jolie coupe, un tissu de qualité avec assez de tenue et d’épaisseur pour ne pas marquer les défauts, un décolleté qui met en valeur ma poitrine, mes épaules et mon visage. Le coup de coeur était total.

 

 

 

Alors je l’ai mise… dans l’armoire. Poursuivre la lecture de « La robe rouge à petits pois blancs »

Dix chouettes cadeaux pour une angoissée des anniversaires

Dans moins d’un mois, c’est mon anniversaire. Et comme chaque année depuis la fin de l’adolescence, je ne sais pas trop comment aborder cette période, oscillant entre résignation et angoisse. Ce n’est pas vraiment à cause de mon âge: ma vie me semble meilleure d’année en année, je n’éprouve donc aucun chagrin à passer à la suivante. Non, je crois que ce qui m’angoisse c’est qu’il y ait tant d’attente, de pression sur un si court laps de temps.

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