Marie Kondo: la télé-réalité du rangement

Marie Kondo: la télé-réalité du rangement

Vous n’avez pas pu passer à côté du phénomène Marie Kondo: une japonaise, papesse du rangement, qui a mis au point une méthode censée être simple et infaillible pour désencombrer son intérieur. Après un livre et une BD, Marie Kondo s’est attaquée à la télé-réalité. J’ai regardé… et il fallait que je vous raconte.

Je connaissais déjà Marie Kondo, notamment grâce l’adaptation BD de son livre « La magie du rangement ». Mais quand on sait que (1) j’adore la télé-réalité, surtout quand elle s’attaque à la construction/restauration/aménagement de maisons (je viens d’ailleurs de découvrir « Stay Here » et « Instant Hotel » dont je vous reparlerai) et (2) que je rêve d’avoir une maison digne d’une magazine de décoration, vous comprendrez tout de suite mon enthousiasme en apprenant qu’elle s’était lancée dans une émission télévisée.

Le principe est simple: à chaque épisode, nous partons à la rencontre d’une famille qui connaît de sérieux problèmes de rangement et d’organisation. En gros, c’est le bordel, leur maison va s’écrouler et ils ne savent pas par où commencer. Et puis, Marie Kondo arrive. Et grâce à tous ses super conseils, les maisons deviennent rangées et les familles sont heureuses.

Il y a des côtés sympas

Le mieux, je trouve, c’est de voir des intérieurs dans un tel état de désordre! Y a des brols absolument partout, assez de fringues pour rhabiller un pays, des armoires qui manquent de s’effondrer,… Ca aide à relativiser l’état de sa propre maison.

Et puis, ça permet aussi de voir comment la méthode Marie Kondo peut être appliqué au rangement d’une maison entière:

  • Ne garder que ce qui apporte de la joie
  • Ranger par catégorie d’objets, pas par pièces
  • Tout mettre en tas et décider, objet par objet, si on le jette ou pas
  • Utiliser des boîtes et des contenants divers pour organiser les objets
  • Plier et ranger verticalement les vêtements

Et enfin, visionner un épisode peut donner à certain.e.s l’envie de se lever de son canapé et de se mettre à ranger. Si ça arrive, vous n’aurez pas perdu votre temps.

Mais au final, c’est très chiant

Après deux épisodes, j’ai commencé à m’ennuyer ferme.

Déjà, il y a Marie Kondo elle-même, avec son aura de douceur, son sourire et tous ses bons conseils. Le personnage est trop lisse à mon goût. Et puis, elle m’a définitivement énervée quand elle a expliqué que chez elle, ses enfants adooorent plier les vêtements, c’est comme un jeu. (Gna gna gna gna gna #jalousie)

Après, j’avoue ne pas adhérer à tous les éléments de sa méthode: je me vois mal embrasser chaque culotte usée qui finit au bac pour la remercier pour les services rendus! Pour moi, un objet est un objet. S’il n’a pas de valeur sentimentale, inutile de faire une psychothérapie à chaque fois qu’on jette/donne un truc.

Enfin, on comprend rapidement que la structure est bloquée sur un scénario très attendu: une maison en bordel, SMK (Super Marie Kondo) débarque et explique son truc, les propriétaires jettent la moitié de leur maison (en remerciant chaque objet) et rangent le reste. Et quand SMK s’en va, la vie est parfaite et tout le monde est heureux. Le tout avec plein de « hugs » et de bons sentiments. Bref, j’ai trouvé ça fade et ennuyeux.

En conclusion, je dirais que l’émission de Marie Kondo est un divertissement sans grande surprise, dont un ou deux épisodes permettent de décomplexer sur l’état de sa propre maison et d’apprendre quelques trucs intéressants. Si vous voulez en savoir plus sur sa méthode, je vous conseille plutôt son livre ou l’adaptation en BD, vraiment plus sympa.

Et vous? Vous connaissez Marie Kondo? Vous en avez pensé quoi?

Et si c’était possible?

Et si c’était possible?

Fin de l’année dernière, Saint-Nicolas (alias l’Amoureuse géniale) m’a offert le dernier roman de Baptiste Beaulieu, Toutes les Histoires d’Amour du Monde. Elle sait combien j’aime ce médecin-auteur-humaniste, tant pour ses romans que pour ses interventions publiques (si vous ne l’avez pas encore fait, allez jeter un œil sur sa page Facebook, Alors Voilà).

Lire aussi: La Ballade de l’Enfant gris, de Baptiste Beaulieu

Ce dernier roman, vous vous en doutez, parle d’amour. D’Amours, même, avec une majuscule et un pluriel parce qu’il est impossible de définir au singulier toutes les forces et les formes de ce mot. C’est aussi une histoire de famille. Une famille avec des secrets, des attentes, des déceptions, des silences, des liens qui se distendent jusqu’à la limite de la déchirure.

Alors moi, ça me bouleverse, évidemment. Parce que depuis cinq ans, le lien avec ma propre maman est tellement, tellement, tellement distendu que je ne sais même plus s’il n’est pas irrémédiablement déchiré. Et que chaque tentative de rapprochement s’est soldée par un échec.

Lire aussi: La lettre au fond du tiroir

Mais l’autre soir, pratiquement à la fin de ma lecture, j’ai eu une idée folle…

Et si je lui envoyais ce bouquin? Peut-être que je pourrais utiliser les mots de Baptiste Beaulieu pour lui faire comprendre ce qui me semble si évident, si important. C’est possible, non?

Et si c’était possible qu’en le lisant, elle sache? Que les parents font tous de leur mieux, avec leurs forces et leurs lacunes et que c’est moins grave si on s’aime. Que les enfants ne deviennent jamais une copie conforme de ce qu’on avait en tête, qu’ils sont ce qu’ils sont, sans que ce soit bien ou mal. Elle comprendrait que ce qui n’a pas été réparé finit toujours par nous poursuivre, d’une manière ou d’une autre.

Et puis elle saurait que l’Amour prend différentes formes. Que c’est pas grave. Qu’on peut aimer et se tromper. Qu’on peut aimer à nouveau et ressentir un truc plus fort que le qu’en-dira-t-on, plus fort que la « normalité ». Elle saurait que l’Amour est l’Amour, point-à-ligne-bordel. Même si l’autre est plus vieux, du côté de l’ennemi, d’une autre couleur de peau, d’une autre religion. Ou même si l’autre est du même sexe.

Peut-être qu’elle terminerait en se disant qu’il n’est pas trop tard. Que ça vaudrait la peine d’y repenser, que le lien n’est peut-être pas totalement déchiré. Qu’il reste de l’Amour malgré les mots, les maux, les silences, les déceptions, l’abandon.

Quand j’aurai terminé ce roman, je déciderai si je l’envoie ou pas. Pour l’instant, l’idée me semble folle, diablement risquée. Mais elle continue de me trotter dans la tête avec une question lancinante: « Et si c’était possible? »

2019: le meilleur est à venir!

2019: le meilleur est à venir!

Après avoir clôturé l’année avec un bilan de 2018, rangé les décorations de Noël, aspiré les aiguilles sous les meubles et digéré les excès alimentaires des fêtes, me voici de retour pour une nouvelle année de partage sur Embrouillaminis.

Pour ce premier blogpost de l’année, j’ai eu envie de faire le point sur mes envies et « objectifs » (même si je ne suis pas très douée pour ça) pour l’année nouvelle.

Améliorer « Embrouillaminis »

S’il est vrai que je m’amuse toujours autant avec ce blog, j’avoue que je voudrais le rendre plus pro, plus intéressant, moins « brouillon ». Pour l’instant, rien n’est très structuré mais j’ai plein d’idées:

  • Création d’un logo et des visuels plus sérieux que mes bricolages
  • Ouvrir le blog à d’autres plumes (il y a d’ailleurs un blogpost collaboratif sur Lisbonne qui prend forme tout doucement)
  • Développer un projet de portraits de femmes du quotidien qui me trotte en tête depuis longtemps
  • Relancer les questions d’enfants que j’avais initiées au début du blog
  • Poursuivre mon Almanach des Petits Bonheurs que j’aime tant sur les réseaux sociaux
  • Structurer mes sujets et mes publications pour vous proposer un contenu moins désordonné (même si, je suis moi-même très désordonnée dans ma tête et ce blog ne s’appelle pas Embrouillaminis pour rien… )

Bref, si vous avez des idées, conseils, contacts qui pourraient me guider dans le bon sens, n’hésitez pas!

Prendre confiance au boulot

J’ai ce qu’on appelle un parcours professionnel atypique, qui m’a permis d’apprendre beaucoup de choses en autodidacte sur plein de sujets différents. Et même si ça m’a apporté beaucoup de belles rencontres et de connaissances, ça reste un échec pour moi. Car aujourd’hui, à l’aube de la quarantaine, en plus de ne pas exercer le métier pour lequel je me suis formée, je ne maîtrise rien d’autre. Certes, j’ai plusieurs cordes à mon arc mais aucune ne permet à mes flèches d’aller bien loin.

Je ne peux pas revenir en arrière, donc autant tirer le meilleur de ce que j’ai en mains aujourd’hui. Et depuis un an, j’ai l’impression d’être au bon endroit, au bon moment pour corriger cette lacune. Il me reste donc à confirmer les efforts et la confiance qu’on me porte. Donc en 2019, je me forme, je prends confiance, je continue à acquérir de l’expérience et à construire un chouette projet professionnel.

Des vacances différentes

Cette année, nous avons comme projet d’aller à la montagne lors des prochaines vacances d’hiver. Ce qui est une excellente nouvelle pour les minis et l’Amoureuse… mais une source d’inquiétudes (et d’a-prioris j’avoue) pour la fille du soleil et de l’océan que je suis. Le froid. L’humidité. Ma taille 50 dans des vêtements de ski. Le budget que ça représente pour une famille. La peur de ne pas pouvoir cumuler avec un peu de soleil en été. Tout ça me tracasse beaucoup pour le moment.

L’objectif pour cette année est d’abord me détendre et arrêter de psychoter sur ces vacances au ski. TOUT le monde m’assure que c’est génial, que je vais adorer. Y a pas de raisons que ça se passe autrement. Ensuite, gérer le budget tout au long de l’année pour anticiper la dépense (et trouver un bon plan pour l’été). Et enfin, résoudre l’insoluble problème qui va consister à caser mes fesses dans un pantalon adapté à la neige. Et je ne sais pas ce qui va être le plus compliqué…

Une année toute en légèreté

Mais une des choses dont j’ai le plus envie pour cette nouvelle année, c’est de m’alléger et laisser sur le bord de ma route ce qui me pèse. Le poids des regrets. Celui de la pression pour être une super maman, une employée modèle, une bonne ménagère, une bonne compagne et amie. Le poids de la culpabilité, de la peur de ne pas être à la hauteur (de ne pas faire le poids?) et des complexes.

Et peut-être même que je perdrai des kilos dans cette aventure de délestage. Avec le temps, je me demande si mon poids physique n’est pas un renfort pour me permettre de porter celui qui est sur mes épaules et dans ma tête. Peut-être que si je m’allège des uns, j’aurai plus facile à perdre les autres. Qui sait?

Pour 2019, avant tout, je voudrais une année légère, faite de progrès, de douceurs et de bonheurs. 365 jours pour continuer mon chemin et profiter de la vie. C’est assez ambitieux, vous ne trouvez pas?


Bye bye 2018: l’heure du bilan

Bye bye 2018: l’heure du bilan

Alors que cette année se termine, j’avais envie de faire le point sur tout ce qui s’est déroulé sur les douze derniers mois. C’est un exercice que je trouve vraiment intéressant, tant pour fixer les moments importants de l’année écoulée que pour jeter les premières graines des projets pour l’année à venir. Première étape aujourd’hui avec le bilan de l’année 2018.

Il y aurait mille façons de revenir sur cette année comme par exemple en parcourant les milliers de photos sur mon téléphone ou en reprenant notre calendrier d’activités. Mais je vais plutôt repartir de mon bilan de l’année 2017, dans lequel j’avais émis quelques souhaits pour 2018:

  1. Réussir à trouver mes marques dans mon nouvel emploi.
  2. Améliorer le regard sur moi-même.
  3. Faire quelques voyages, seule, à deux et en famille

Et bien, franchement, le bilan est plutôt positif!

Au boulot, ça se passe vraiment bien. Je ris tous les jours, je crée des liens avec les collègues, mes connaissances et mon avis sont appréciés et sollicités, je suis soutenue et aidée quand j’en ai besoin et, last but not least, je suis entourée par des femmes incroyables. Ca ne veut pas dire que c’est parfait (rien ne l’est) mais ça fait longtemps que je ne m’étais pas sentie aussi bien.

Sur le plan du physique, je suis en progrès, même si je n’ai pas perdu un seul gramme et que je suis encore très critique avec moi même. Mais on a vraiment amélioré notre alimentation et cuisiné de bons petits plats à deux. Et puis, j’ai continué à gagner un peu de terrain sur les complexes: j’ai osé acheter (et porter!) des robes magnifiques, j’ai porté des vêtements légers et confortables tout l’été et, last but not least, j’ai défilé en lingerie devant des tas de gens!

Quant aux voyages, l’année fut plus légère qu’imaginé mais nous en avons bien profité. Pas de voyage à Londres en famille (le budget nous en a dissuadées) mais nous avons parcouru la capitale britannique en amoureuses. Pas de nouvelle ville européenne mais un retour à Lisbonne, dans mon pays chéri, entre amis. Et puis, nos deux belles semaines en famille à Lacanau, petit paradis au bord de l’eau, ont bien rechargé nos batteries.

Mais il n’y avait pas que ça!

L’année 2018 ne s’est heureusement pas limitée à ces trois petits objectifs. Il y a eu plein d’autres choses…

Comme ce blog, qui continue à grandir avec vous, ici et sur les réseaux sociaux. Pendant longtemps, j’ai accordé trop d’attention aux chiffres – les stats du blog, les likes de la page Facebook, les abonnés Instagram,… – ce qui avait tendance à me rendre triste. Je me disais que si je n’étais pas lue/aimée/partagée, c’est que mon contenu était mauvais. Avec le temps et plusieurs discussions avec des ami.e.s, je commence à penser moins à ça et à profiter de ce qu’il m’apporte. Ce blog existe pour mon plaisir et le vôtre et c’est amplement suffisant!

2018, c’est aussi l’année de l’Almanach des Petits Bonheurs. C’est devenu un rendez-vous quotidien auquel je pense systématiquement et, à quelques exceptions près, je l’ai alimenté toute l’année. Cerise sur le gâteau, certaines d’entre vous ont été inspirées et j’ai vu apparaître de plus en plus souvent #Almanachdespetitsbonheurs à droite à gauche, ce qui me remplit de joie. (Bien plus que n’importe quels chiffres de fréquentation, croyez-moi!)

Cette année m’a aussi permis de lancer plusieurs petits projets créatifs (tricot, couture, bricolage,…) et de continuer l’aménagement de notre maison avec mon Amour.

Il y a eu des flops aussi

Rassurez-vous, tout ne fut pas rose cette année. A nouveau, j’ai perdu trop de temps à crier sur mes enfants, pleurer sur tout ce que je ne peux pas changer et angoisser pour des choses hors de mon contrôle. J’ai parfois râlé pour rien, j’ai été envieuse, jalouse et même un peu médisante (si, si, je vous jure). J’ai utilisé trop de plastique, passé trop de temps sur mon smartphone et acheté une série de choses parfaitement inutiles.

Mais bon, que voulez-vous, je n’avais pas prévu d’être parfaite tout de suite! Et puis comme ça, j’ai encore une belle marge de progression pour 2019. Il faudra bien encore au moins une année pour concrétiser tout ça et le reste de mes projets pour l’année nouvelle. Je reviens vous raconter tout ça très vite mais en attendant, je vous embrasse, fort fort fort, et je vous souhaite une fin d’année pétillante et pleine d’amour.


Douceurs d’hiver

Douceurs d’hiver

Hier, j’ai annoncé aux enfants que je ne voulais pas de sapin cette année. Elles se sont regardées l’une l’autre, en mode « C’est de l’humour ou elle débloque pour de bon? » et puis, après un long silence et une grande inspiration, l’ainée s’est adressée à moi avec le ton de celle qui perd patience mais qui va quand même prendre le temps de m’expliquer les choses gentimment.

Mais pourquoi tu ne veux pas mettre de sapin? C’est Noël. Il nous faut un sapin. C’est festif, un sapin! 

Je n’ai pas argumenté. Elle a raison dans le fond… Noël, c’est festif. Et un sapin décoré, c’est festif aussi. Donc, il nous faut un sapin.

Comment aurais-je pu leur expliquer ce qui me chagrine? J’aurais du pour cela expliquer à mes deux enfants que à l’intérieur de la maman qui prépare des calendriers de l’avent, entretien la magie de Saint-Nicolas, fait des biscuits à la cannelle et chante des chansons de Noël depuis le 2 novembre, il y a une petite fille qui ne se remet pas de la perte de ses traditions de Noël. Et parfois, les chagrins de petite fille prennent le dessus sur la bonne volonté de maman. 

Noël a toujours été pour moi le meilleur moment de l’année.

Je pourrais vous raconter le plaisir de se retrouver en famille, chaque groupe arrivant au compte gouttes avec des sacs remplis de cadeaux. L’ingéniosité déployée pour empiler tous les paquets au pied du sapin sans trop déborder sur le sol ou sur les meubles. Je pourrais vous décrire les yeux brillants des petits, qui bavaient d’envie devant cette avalanche de cadeaux et le regard pseudo-dédaigneux des ados qui étaient tout aussi curieux de savoir ce qu’il y avait pour eux. J’irais même jusqu’à vous parler des femmes qui se retrouvaient dans la cuisine pour préparer le repas ensemble, pendant que les hommes bavardaient et ouvraient le vin.

Et puis, la meilleure partie de la soirée… 

… le REPAS! (Oui, je sais, je suis incorrigible #LaBouffeCestLaVie). Parce que chez nous, à Noël, on mangeait comme des rois. Et on ramenait toutes les saveurs portugaises à notre table, pour emplir autant nos cœurs que nos estomacs. Des rissois, petits chaussons farcis à la viande ou aux crevettes. Des pataniscas, des galettes de morue. Des gambas à décortiquer avec les doigts. Des pasteis de bacalhau, sorte d’acras de morue. Et le bacalhau de conçoada, de la morue encore, en plat aussi, parce que c’était le plat traditionnel de nos parents et qu’ils n’imaginaient pas un Noël sans en manger.

Et puis, les desserts. LES DESSERTS!

Ma mère faisait des rabanadas, du pain perdu bien épais, moelleux, gorgé de lait et recouvert de cannelle. Ma tante apportait sa traditionnelle aletria, des vermicelles cuites dans du lait sucré et saupoudrées ensuite avec de la cannelle. Un bolo rei, sorte de brioche garnie et recouverte de fruits confits. Parfois, un pao de lo ou un pudim, venaient agrémenter le buffet des desserts, à côté d’une belle salade de fruits. 

Le passé est passé 

Tous ces souvenirs, toute cette douceur (et ces douceurs) de Noël font partie d’un passé révolu dont je n’ai pas encore complètement fait le deuil. Mais heureusement, ma famille à moi, celle qui m’entoure au quotidien, est là pour me rappeler qu’il est important de construire nos propres traditions de Noël.

Avec un sapin décoré. Et pour atténuer un peu les saudades, j’ai découvert une épicerie portugaise qui pourrait apporter la petite douceur nostalgique dont je semble avoir tant besoin. 

    

Merci Saint-Nicolas

Merci Saint-Nicolas

Les souvenirs d’enfants sont parfois flous. Notre mémoire nous joue des tours, mélangeant les dates et les lieux, les moments réellement vécus et les histoires racontées par d’autres. Mais certains sont tellement vifs qu’on sait qu’ils sont réels.  Comme ma première Saint-Nicolas. 

En décembre 1989, du haut de mes 8 ans et demi, j’ai découvert que l’hiver des enfants de Belgique était illuminé d’un évènement de la plus haute importance: la Saint-Nicolas.

C’est cette année-là que j’ai entendu pour la première fois l’histoire terrifiante de ces trois enfants, découpés et cachés dans le saloir jusqu’à l’arrivée providentielle du Grand Saint. C’est durant cet hiver là également que j’ai reçu mes premières friandises de Saint-Nicolas – mandarine, speculoos, du massepain et une figurine en chocolat – juste après avoir assisté à un spectacle des marionettes de Toone.   

Des souvenirs très marquants mais pas autant que celui du 6 décembre lui-même. 

En arrivant en Belgique, maman et moi logions dans une petite chambre, dans un bâtiment communautaire. Son travail lui imposait de partir tôt et rentrer tard et je me rendais et revenais seule de l’école.

Ce 6 décembre 1989, j’ai découvert en rentrant qu’une boite était cachée sous les couvertures de mon lit. Cette boîte renfermait un cadeau que je n’aurais jamais imaginé recevoir: la voiture décapotable rouge de Barbie. Le rêve ultime pour la petite fille que j’étais, fan absolue des poupées du même nom. 

Et là, j’ai su immédiatement, au plus profond de mon cœur, que ça ne pouvait qu’être que Lui. Qui d’autre que le Grand-Saint pouvait savoir que je m’endormais chaque soir dans cette chambre misérable en rêvant de ce jouet? Qui d’autre que lui aurait pu pénétrer dans le bâtiment, dans l’appartement, dans la petite pièce dont seules maman et moi avions la clé? Qui d’autre que Saint-Nicolas pouvait se permettre de m’offrir ce cadeau luxueux? 

Je le savais en décembre 1989 et j’en suis toujours convaincue aujourd’hui: Saint-Nicolas existe.

Ne vous inquiétez pas pour ma santé mentale! Je sais que ce sont des demandeurs d’emploi ou des intermittents du spectacle payés à la journée qui font le sitting dans les centres commerciaux. Et je sais que c’est ma maman qui s’est débrouillée pour glisser ce cadeau sous mon lit. Mais je continue à l’affirmer: Saint-Nicolas existe bel et bien. Dans l’attente solennelle chez les petits enfants impatients. Dans la surprise et l’émerveillement en découvrant les petits biscuits éparpillés au sol. Dans la  gratitude exprimée par ceux qui hurlent MERCI SAINT-NICOLAS en regardant leurs cadeaux.  

C’est probablement cet évènement fondateur qui me rend tellement impatiente de voir arriver le 6 décembre, encore aujourd’hui. Pour le plaisir de gâter mes propres enfants mais aussi pour pouvoir entretenir et propager la magie de Saint-Nicolas. Cette même magie qui a comblé de joie une petite immigrée en plein cœur de l’hiver gris de Belgique.

Et vous, c’est quoi votre plus grand souvenir de Saint-Nicolas? 

Boites de lait deviendront boîtes à vrac

Boites de lait deviendront boîtes à vrac

L’année dernière, j’avais entrepris de collecter PLEIN de boîtes de lait auprès de mes amis et des collègues de mon amoureuse. J’en avais customisé certaines et rangé les autres avec mon matériel de bricolage en attendant d’avoir à nouveau l’inspiration.

Lire aussi: Mon nouveau joujou créatif: la customisation de boîtes de lait pour bébé et J’ai continué à customiser mes boîtes de lait…

Et puis l’inspiration est arrivée ce week-end. Après avoir proposé aux minis de découvrir l’achat de produits en vrac (ma blonde est très tracassée par les dégâts du plastique sur les animaux), il m’est venu une idée: et si j’utilisais quelques boîtes de lait pour stocker tout ça?

Aussitôt dit, aussitôt fait!

Ingrédients

Pour ce faire, j’ai utilisé:

  • 7 boîtes de lait pour bébé identiques, lavées et essuyées.
  • 7 échantillons de peinture Levis (en vente dans les magasins de bricolage)
  • De la craie
  • Du carton pour protéger ma table

Et c’est tout.

J’aurais très bien pu utiliser une des techniques décrites dans mes précédents billets (décopatch, collage de serviettes, papier collant « tableau »,…) mais j’avais vraiment envie de tester de la couleur sur les boites cette fois-ci.

Le recours à l’échantillon de peinture, c’est un peu par hasard. Lors de notre déménagement, nous avions reçu un de ces échantillons, sans trop savoir quoi en faire. Comme à mon habitude, je l’ai conservé dans ma malle à trésors et c’est totalement par hasard que j’en suis venue à l’utiliser avec ma mini brune lors de la réalisation du coffre aux trésors qui trône toujours dans sa chambre.

La couleur était intense, l’application facile, sans tâches ni coulées, le séchage rapide… cette récup s’est révélée être une très bonne idée. Lire aussi: D’une boîte en carton à un coffre au trésor

Alors, j’ai eu envie de recommencer pour colorer mes boîtes. Et le résultat est à la hauteur de mes attentes: les couleurs sont belles et vibrantes et l’application se fait facilement et sans coulées grâce au rouleau intégré. Côté budget, avec un prix de 1,99€ par couleur, je ne pense pas que j’aurais pu faire mieux en achetant de la gouache en magasin de loisirs décoratifs.

Mode d’emploi

  • Laver et bien sécher les boîtes. Enlever le papier externe si possible. Les rebords intérieurs (prévus initialement pour enlever le surplus de poudre de lait) empêchent l’eau de s’écouler donc il vous faudra sécher entièrement les boîtes avec un essuie.

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  • Appliquer la peinture sur vos boîtes

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  • Laisser sécher entre chaque couche et avant de les utiliser.

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  • Remplissez-les de ce que vous avez sous la main (sucre, sel, farine,…); Pas d’inquiétudes: si ça a contenu du lait maternisé, ça peut contenir des pâtes ou du sucre. Fermez les avec les couvercles adaptés.
  • Ecrivez à la craie (oui, oui, directement sur la peinture sèche) ce que contient chaque boite.

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  • Exposez-les et profitez des « Wooooow, ça donne bien! »

Alors, vous en pensez quoi ?