Douceurs d’hiver

Douceurs d’hiver

Hier, j’ai annoncé aux enfants que je ne voulais pas de sapin cette année. Elles se sont regardées l’une l’autre, en mode « C’est de l’humour ou elle débloque pour de bon? » et puis, après un long silence et une grande inspiration, l’ainée s’est adressée à moi avec le ton de celle qui perd patience mais qui va quand même prendre le temps de m’expliquer les choses gentimment.

Mais pourquoi tu ne veux pas mettre de sapin? C’est Noël. Il nous faut un sapin. C’est festif, un sapin! 

Je n’ai pas argumenté. Elle a raison dans le fond… Noël, c’est festif. Et un sapin décoré, c’est festif aussi. Donc, il nous faut un sapin.

Comment aurais-je pu leur expliquer ce qui me chagrine? J’aurais du pour cela expliquer à mes deux enfants que à l’intérieur de la maman qui prépare des calendriers de l’avent, entretien la magie de Saint-Nicolas, fait des biscuits à la cannelle et chante des chansons de Noël depuis le 2 novembre, il y a une petite fille qui ne se remet pas de la perte de ses traditions de Noël. Et parfois, les chagrins de petite fille prennent le dessus sur la bonne volonté de maman. 

Noël a toujours été pour moi le meilleur moment de l’année.

Je pourrais vous raconter le plaisir de se retrouver en famille, chaque groupe arrivant au compte gouttes avec des sacs remplis de cadeaux. L’ingéniosité déployée pour empiler tous les paquets au pied du sapin sans trop déborder sur le sol ou sur les meubles. Je pourrais vous décrire les yeux brillants des petits, qui bavaient d’envie devant cette avalanche de cadeaux et le regard pseudo-dédaigneux des ados qui étaient tout aussi curieux de savoir ce qu’il y avait pour eux. J’irais même jusqu’à vous parler des femmes qui se retrouvaient dans la cuisine pour préparer le repas ensemble, pendant que les hommes bavardaient et ouvraient le vin.

Et puis, la meilleure partie de la soirée… 

… le REPAS! (Oui, je sais, je suis incorrigible #LaBouffeCestLaVie). Parce que chez nous, à Noël, on mangeait comme des rois. Et on ramenait toutes les saveurs portugaises à notre table, pour emplir autant nos cœurs que nos estomacs. Des rissois, petits chaussons farcis à la viande ou aux crevettes. Des pataniscas, des galettes de morue. Des gambas à décortiquer avec les doigts. Des pasteis de bacalhau, sorte d’acras de morue. Et le bacalhau de conçoada, de la morue encore, en plat aussi, parce que c’était le plat traditionnel de nos parents et qu’ils n’imaginaient pas un Noël sans en manger.

Et puis, les desserts. LES DESSERTS!

Ma mère faisait des rabanadas, du pain perdu bien épais, moelleux, gorgé de lait et recouvert de cannelle. Ma tante apportait sa traditionnelle aletria, des vermicelles cuites dans du lait sucré et saupoudrées ensuite avec de la cannelle. Un bolo rei, sorte de brioche garnie et recouverte de fruits confits. Parfois, un pao de lo ou un pudim, venaient agrémenter le buffet des desserts, à côté d’une belle salade de fruits. 

Le passé est passé 

Tous ces souvenirs, toute cette douceur (et ces douceurs) de Noël font partie d’un passé révolu dont je n’ai pas encore complètement fait le deuil. Mais heureusement, ma famille à moi, celle qui m’entoure au quotidien, est là pour me rappeler qu’il est important de construire nos propres traditions de Noël.

Avec un sapin décoré. Et pour atténuer un peu les saudades, j’ai découvert une épicerie portugaise qui pourrait apporter la petite douceur nostalgique dont je semble avoir tant besoin. 

    

Hello Fresh au secours de mes soirées

Hello Fresh au secours de mes soirées

A chaque fin de chaque période de congés, c’est la même constatation: j’ai trop peu de temps en semaine pour faire tout ce que je dois faire: récupérer les enfants, gérer les devoirs, les laisser jouer, les laver, faire à manger, préparer la journée du lendemain,…

(Lire aussi: 7h31. Encore un matin.)

Alors, pour passer à travers les semaines sans devenir dingo, je tente de me faciliter un maximum la vie les soirs de semaine où les minis sont avec moi. Et pour les repas, c’est Hello Fresh qui vient à ma rescousse. Depuis plus de deux ans, de façon régulière, ce service me fournit les ingrédients et les recettes pour trois repas par semaine. Et je n’ai pas l’intention de m’en passer de sitôt.  Poursuivre la lecture de « Hello Fresh au secours de mes soirées »

Préparer sa pâte à pizza: un jeu d’enfants!

Préparer sa pâte à pizza: un jeu d’enfants!

Durant les dernières vacances, les minis ont passé une semaine de stage à apprendre différentes techniques de boulangerie. Alors, quand je leur ai proposé de préparer des pizzas en ce férié du premier mai, il était évident que nous devions nous atteler à tout préparer de nos petites mains.

Et comme nous sommes généreuses, voici la recette de ces pizzas maison avec un petit tutoriel pour un bon pétrissage de la pâte. Poursuivre la lecture de « Préparer sa pâte à pizza: un jeu d’enfants! »

Un stage pour apprendre à cuisiner ? Quelle bonne idée !

Un stage pour apprendre à cuisiner ? Quelle bonne idée !

Quand maman travaille durant les vacances scolaires, il n’y a pas 36 solutions : faut recourir à des stages sympas pour occuper les minis.

L’année dernière, j’avais réalisé un petit récapitulatif juste avant l’été de quelques stages sympathiques pour les marmots à Charleroi. Parmi eux, le stage boulangerie, auquel les minis participent à nouveau en cette deuxième semaine de vacances de printemps/Pâques.

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Des biscuits pleins d’amour

Des biscuits pleins d’amour

Maman ? Pour la St Valentin, est ce que les filles doivent attendre que les garçons leur fassent un cadeau ? Ou est-ce qu’on peut offrir en premier ?

C’est avec cette question que ma Mini Brune a abordé le sujet de la Saint Valentin il y a une dizaine de jours. Dans notre famille, on défend fermement l’idée que filles et garçons sont égaux et que rien n’est réservé à l’un ou à l’autre. Il était donc tout naturel de l’encourager à offrir un présent à son amoureux si elle en éprouvait l’envie sans attendre qu’il en prenne l’initiative.

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Des gyozas maison, que c’est bon !

Des gyozas maison, que c’est bon !

Si vous avez déjà eu l’occasion de vous rendre dans un restaurant japonais, vous avez très certainement déjà vu, ou mieux, déjà goûté ces petites bouchées aux légumes et/ou à la viande. C’est savoureux, plein de goût et, tout à fait réalisable chez soi avec quelques ingrédients asiatiques et un peu d’entraînement.

Une recette parmi tant d’autres

Il y a autant de recettes que de cuisinier.e.s de gyozas, chacun ayant son petit truc personnel. Vous en trouverez des milliers sur Internet mais voici la mienne.

Pour une quarantaine de gyozas :

– 250 gr de porc haché

– 100 gr de crevettes crues

– 350/400 gr de chou chinois

– Quelques jeunes oignons

– 1 cs d’huile de sésame

– 1 cs de mirin (vinaigre de riz)

– 1 cs de sauce soja

– 1 paquet de pâtes à gyozas

Hachez très finement le chou et les crevettes. Émincez les jeunes oignons.

Mélangez à la main les légumes, les crevettes et la viande hachée, pour que tout soit intimement lié.

Ajoutez ensuite la sauce soja, le mirin et l’huile de sésame et mélangez bien.

A lire aussi : où trouver des produits asiatiques ?

Remplir, humidifier, plier

Pour ma part, j’achète les feuilles à gyoza toutes faites. C’est mille fois plus rapide et facile que de faire sa pâte soi-même. Mais c’est tout à fait possible si vous voulez vous amuser à tout faire de A à Z.

Dans un cas comme dans l’autre, c’est à ce stade que les choses se compliquent un peu. Mais vraiment un tout petit peu, promis. Avec un peu d’entraînement, le pliage de gyozas n’aura plus de secrets pour vous. 😉

Préparez un bol d’eau à portée de mains. Prenez une pâte à gyoza dans une main, bien à plat. Avec l’autre main, déposez un peu de farce au milieu. Humidifiez alors les bords de la pâte avec vos doigts. Puis, il ne reste qu’à rapprocher les deux bords l’un de l’autre, en marquant des plis sur un des deux côtés.

Et comme une petite vidéo vaut mieux qu’un long discours…

Grillés et vapeur

Le mode de cuisson est aussi très particulier puisque les gyozas sont à la fois grillés et cuits à la vapeur. C’est ça qui donne un côté croustillant et un intérieur tout moelleux.

Pour y arriver, faites chauffer un peu d’huile de sésame dans une poêle et disposez les gyozas « debout » sans qu’elles ne se touchent. Pendant que la base grille, préparez un demi verre d’eau et un couvercle qui peut recouvrir entièrement votre poêle. Quand les gyozas sont bien dorées (d’un seul côté), aspergez d’eau (il doit y avoir 2/3 mm d’eau dans le fond de la poêle) et recouvrez immédiatement pour créer une cloche de vapeur.

Laissez cuire une minute ou deux, retirez le couvercle pour laisser s’évaporer tout le liquide et laissez les gyozas terminer de cuire jusqu’à ce que le fond soit sec et croustillant.

Il ne vous reste plus qu’à servir et à déguster !

Où acheter vos produits asiatiques ?

Où acheter vos produits asiatiques ?

Que mes gyozas vous aient donné envie ou que vous souhaitiez réaliser une recette asiatique, vous vous demandez peut-être où trouver l’ensemble des ingrédients nécessaires.

Petit guide des lieux que nous avons déjà testés.

Les grandes surfaces

Il n’y a plus un seul grand magasin d’alimentation qui ne possède son rayon « cuisine du monde ». On y trouve les éléments de base, comme de la sauce soja, de la pâte de curry, de la sauce piquante, du lait de coco ou quelques variétés de nouilles. En complétant avec des légumes frais, comme du chou et des jeunes oignons, il est tout à fait possible de réussir de nombreuses recettes classiques.

Magasins spécialisés

L’autre solution, pour les produits vraiment particuliers ou quand l’envie d’exotisme devient trop importante, c’est de vous rendre dans un magasin d’alimentation asiatique, ou vous trouverez nombre d’ingrédients frais, en conserve, ou congelés.

Pour les bruxellois, c’est facile : entre le Supermarché Kam Yuen, au centre ville, le Panier Asiatique à Uccle, l’épicerie asiatique Tinies ou le Tagawa à Ixelles et de nombreux autres, vous n’avez que l’embarras du choix.

Pour les autres, je peux vous recommander deux endroits, testés et approuvés :

Le premier est à Nivelles, à deux pas de la Grand-Place. L’AsiaSun Store est petit mais contient un bel assortiment, tant en condiments qu’en surgelé.

Et puis, dans le centre ville de Charleroi, il y a le Bai Chuan, situé boulevard Jacques Bertrand.

Légumes, surgelés, sauces, produits frais, mais aussi vaisselle et décoration, on y trouve absolument tout. L’équipe est gentille et fera de son mieux pour vous aider à trouver ce que vous cherchez.