Jeux et jouets: faire plaisir sans reproduire les stéréotypes

Comme des milliers d’autres adultes, nous sommes rendues ce week-end dans un grand magasin de jouets pour remplir la hotte du Père Noël. (Pour ceux et celles qui s’inquièteraient pour notre santé mentale, je vous rassure: nous y sommes allées sans les minis. C’est que nous sommes courageuses mais pas intrépides). Et il faut bien avouer que quand on est sensible à la question des jouets genrés et des stéréotypes imposés aux filles et aux garçons, ce genre de magasin est une horreur pour le cœur et les yeux. Alternance de rayons roses et de rayons camions, boîtes de vernis à ongles et de maquillage à partir de 5 ans, un rayon déguisements composé uniquement de robes,… les exemples ne manquent pas!

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Le Noël de Mr Scrooge: un conte de Noël dans un lieu magique

1998. J’ai 17 ans et je vais au théâtre pour la première fois de ma vie. Une sortie scolaire extraordinaire..  Je ne sais plus ce que nous sommes allés voir mais je me souviens très nettement de l’émotion que j’ai ressentie en rentrant dans ce théâtre. L’allure et l’élégance des spectateurs. L’accueil, respectueux et solennel. Les escaliers qu’on montait à peu feutrés. Et puis… cette salle!!! Les dorures, le lustre, le plafond, le velours rouge, le rideau. On aurait dit un théâtre de compte de fées.

1998. J’ai 17 ans et je découvre le Théâtre Royal du Parc. Cette première fois me donnera envie d’en voir d’autres, des théâtres et des pièces. Là et ailleurs. Et plus tard, envie d’emmener mes enfants assister à des spectacles vivants, dès qu’elles ont été en âge de les apprécier. Et la certitude qu’un jour, je les emmènerais dans ce théâtre-là.  Lire la suite de « Le Noël de Mr Scrooge: un conte de Noël dans un lieu magique »

Avec Belle-Fleur à la découverte de la mine

Il y a quelques mois, mes minis ont remarqué que notre horizon carolo est marqué par d’étranges montagnes. Je leur avais raconté ce que je savais sur les terrils, la mine, les charbonnages et, tout naturellement, j’en étais venue à parler de la catastrophe du bois du Cazier. Depuis lors, ma petite demoiselle me demande régulièrement d’aller visiter le site… Nos week-ends étant fort remplis, nous avons retardé sans cesse le moment de nous rendre à Marcinelle, ce qui nous a permis de profiter de l’activité organisée depuis la mi-octobre pour les familles.

Dès notre arrivée sur place, nous sommes invitées à prendre connaissance de l’histoire de Belle-Fleur, qui guidera notre visite.

Belle-Fleur est le surnom de Blanche Duval, une petite fille de 10 ans. Son papa est abatteur à la mine et sa maman travaille à la surface, au triage-lavoir. Par une fin d’après-midi de décembre, elle ne voit pas son papa sortir de la mine et s’inquiète. Le lendemain matin, avec l’aide de son ami Nicola, elle descend au fond à sa recherche. 

Après avoir lu le livre, nous partons à la recherche des 10 épreuves/questions, disposées aux endroits stratégiques du site du bois du Cazier comme la grille, la loge d’accès, le baraquement, le chevalement (aussi appelé…  belle-fleur, comme notre héroïne) ou la zone de secours. A chaque étape, les enfants trouvent une question/énigme et découvrent une nouvelle réalité de la vie des mineurs. A la fin, on peut vérifier ses réponses et remporter un petit souvenir de la visite.

Points forts:

  • Le livre: l’histoire et les illustrations sont très chouettes et offrent un support idéal tout au long de l’activité. A noter qu’il est possible d’acheter le livre en fin de visite.

  • Le lieu et les reconstitutions: on a beau leur raconter à quoi ressemblait un baraquement ou une galerie, rien ne vaut l’expérience « réelle ». Se retrouver devant l’ascenseur qui emmenait les mineurs au fond de la terre. Se faufiler au milieu d’une galerie et n’avoir qu’une faible lumière pour s’orienter. Se rendre compte de la taille d’un marteau-perforateur.



  • Le choix des activités: retrouver des points communs et des différences, repérer un nom dans une liste, relier dates et lieux, dessiner,… c’est assez varié pour plaire à tous.

  • Le rythme: notre visite a duré deux bonnes heures mais les minis n’ont pas vu passer le temps.

Points faibles:

  • l’absence de support pédagogique pour expliquer aux enfants ce qu’ils voient. Si l’adulte qui les accompagne n’y connait pas grand-chose, il existe un risque de passer à côté d’informations intéressantes.
    Je précise toutefois que j’ai emmené les minis en visite libre. Des visites guidées et des animations encadrées sont également proposées par l’équipe pédagogique du bois du Cazier.
  • L’absence totale de toute mention de la place des femmes dans la mine. Pourtant, la maman de Belle-Fleur travaille également à la mine. Et le site comporte plusieurs œuvres qui représentent des femmes et qui auraient permis d’introduire un petit mot sur le sujet. (Mais oui, je sais, c’est parceque je suis chiante pointilleuse sur le sujet.)

Conclusion

Personnellement, j’ai adoré. J’ai trouvé ça amusant, intéressant et impressionnant. D’ailleurs, je suis très contente d’avoir découvert le site par ce moyen et non par une visite classique à l’audioguide. J’avais démarré la journée du pied gauche et cette promenade ludique m’a fait le plus grand bien! (Bein oui, ce ne sont pas toujours les kids qui sont de mauvaise humeur 😉 )

Du côté des minis, gros coup de cœur également, tant pour l’histoire de Belle-Fleur que pour les activités. Et cerise sur le gâteau, elles ont appris plein de choses. 

L’exposition-animation « Belle-Fleur » se tient jusqu’au 18 février au bois du Cazier. Pour plus d’informations et réservations, rendez-vous sur leur site internet.

Pour d’autres idées d’activités avec les minis, c’est par ici que ça se passe. 

Et si on partait à l’aventure la semaine prochaine ? 

Vous vous demandez quoi faire avec vos enfants la semaine prochaine ? On a déjà parlé de bricolage/décoration d’Halloween et de razzia à la bibliothèque. Mais rien ne vaut une sortie sympa pour occuper intelligemment une journée de congé. Sorties extérieures ou activés intérieures, voici la sélection d’Embrouillaminis !

1. Descendre dans la mine avec Blanche Duval

Le bois du Cazier organise régulièrement des expositions et animations à destination des enfants, pour leur permettre de découvrir l’univers de la mine et des charbonnages de façon ludique. En ce moment, et jusqu’en février, c’est Belle-Fleur, une petite fille de dix ans, qui les invite à la suivre dans ses aventures.

Belle-Fleur est le surnom de Blanche Duval, une petite fille de 10 ans. Son papa est abatteur à la mine et sa maman travaille à la surface, au triage-l’avoir. Par une fin d’après-midi de décembre, elle ne voit pas son papa sortir de la mine et s’inquiète. Le lendemain matin, avec l’aide de son ami Nicola, elle descend au fond à sa recherche. 

Nous avons passé notre dimanche après-midi à suivre les traces de Blanche Duval sur le site du bois du Cazier. Pour savoir ce que nous en avons pensé, c’est par ici

L’expo est accessible librement durant les horaires d’ouverture du site mais des animations familles sont prévues à plusieurs reprises durant la semaine de congé d’automne. Dans ce cas, les réservations sont obligatoires. Vous trouverez plus d’informations sur le site du bois du Cazier.

2. Faire le plein de films avec un festival de cinéma pour les petits

Pour la deuxième année, le Quai 10 organise « Le Petit Festival » avec une belle programmation de films pour les enfants. Vous y retrouverez notamment « Le grand méchant renard et autres contes » que les minis et moi avions adoré.

N’hésitez pas à découvrir le programme complet.

3. (Re)découvrir les livres de Mario Ramos 

Si son nom ne vous dit rien, montrez une couverture d’un de ses livres à vos marmots et vous verrez à leur réaction que, eux, ils connaissent.

Ce belgo-portugais, décédé malheureusement il y a quelques années, a laissé derrière lui une merveilleuse collection d’histoires et d’images que le Rouge-Cloître met en avant jusqu’en janvier. Mon amie bilouloutte y est allée et vous raconte mieux que moi pourquoi vous devez y emmener vos loustics.

Infos et renseignements ici.

4. Se transformer en petites et petits chimistes 

La chimie évoque pour moi (et pour certains et certaines d’entre vous) des heures d’incompréhension dans des labos en secondaire. J’aurais tellement voulu qu’on trouve une façon simple et ludique de m’expliquer cette discipline, surtout quand on sait que pratiquement tout dans notre quotidien peut être abordé par l’angle de la chimie ! Alors pourquoi ne pas initier les plus jeunes de façon amusante ? C’est le pari que se lance le PASS, avec son lab’expo consacré à la chimie et aux sciences de la vie.

Toutes les infos sont sur le site du PASS.

5. Ramasser de quoi préparer un herbier 

Si le temps est sec, c’est l’occasion de sortir et prendre un bon bol d’air dans un parc à proximité de chez soi ou de partir en balade au bois. Prévoyez de quoi ramener feuilles, marrons et autres souvenirs automnaux pour réaliser un herbier ou des bricolages. A ce propos, les arboretums sont les destinations idéales, avec leur grande variété d’arbres.

Si vous n’avez pas de parc à proximité ou que vous avez envie d’en découvrir d’autres, voici une liste non exhaustive:

 

Bon amusement… et n’hésitez pas à partager photos et impressions avec nous! 

D’une boîte en carton à un coffre au trésor

S’il y a bien une thématique qui fonctionne avec des enfants de tous âges, filles comme garçons, c’est celle de la chasse au trésor. En revenant de celle organisée par l’Abbaye de Villers-la-Ville, ma grande mini a eu envie de fabriquer un coffre pour y conserver le trésor ramené de notre activité.

Et comme les longs week-ends gris et les vacances de Toussaint vont amener plein d’heures à occuper, vous trouverez ci-dessous un mode d’emploi pour réaliser un coffre au trésor qui rejouira vos marmots. Lire la suite de « D’une boîte en carton à un coffre au trésor »

La créativité en pleine conscience

Il y a quelques années, dans une période difficile de ma vie, j’ai suivi un cycle de pleine conscience qui m’a fait le plus grand bien. Durant ces dix semaines, j’ai reçu toute une série d’outils qui continuent à m’accompagner au quotidien: être attentif à sa respiration, profiter du moment présent, prendre conscience des bonheurs de la vie, exprimer sa gratitude,… Tous sauf un: la méditation!

En soi, le concept est intéressant: dans une position confortable, vous prenez conscience de votre respiration et tentez de ne vous concentrer que sur ça, rien d’autre. Et à chaque fois que votre esprit s’enfuit ailleurs… hop… vous tentez de le ramener vers son point d’attention premier: vous-même et votre respiration.

Sauf que je ne sais pas faire ça. JE NE SAIS PAS. Et l’animateur de ce cycle de mindfulness avait beau nous répéter qu’il n’y a pas de bonne ou mauvaise façon de méditer, le fait est que je-ne-sais-pas.

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