Les trésors cachés des bibliothèques

Lorsque j’étais à l’école primaire, nous allions à la bibliothèque un vendredi après-midi par mois. C’était une vraie sortie, qui nous amenait à parcourir les rues de Bruxelles pour y arriver. Quitter le Boulevard du Midi sans se faire écraser, contourner le « bloc », où habitaient certains des copains, ne pas se disperser sur la place du Jeu de Balle et remonter ensuite vers la rue Haute, où se trouvait notre destination de l’après-midi. En arrivant, nous nous installions autour de grandes tables carrées où des livres avaient été déposés pour nous et nous lisions dans le silence jusqu’à ce qu’il soit temps de rebrousser chemin.

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La cachette secrète 

Je ne prends plus de bonnes résolutions. Je l’ai écrit ici et je maintiens que ça ne sert absolument à rien de déclarer, encore un peu ivre des fêtes, qu’on va se remettre au sport/arrêter de fumer/maigrir/boire moins d’alcool/… Soit on se lance un défi qu’on mène jusqu’au bout, soit on se fait à l’idée que c’est pas grave. En théorie, c’est un concept intéressant et j’envie celles et ceux qui y arrivent. Mais en pratique, il y a un sujet qui revient régulièrement me hanter et que je suis incapable de mener à bien ou d’abandonner: la perte de poids.

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L’année dernière, j’avais décidé une énième fois de maigrir. Et j’avais déclaré que « cette fois, c’est la dernière, promis-juré-craché! » Soit j’arrivais à devenir la belle femme mince et svelte de mes rêves, soit je me contentais à vie de ce que je suis. Je ne vais pas maintenir le suspens plus longtemps, j’ai échoué. Comme à chaaaaaaque fois. Mais pensez-vous que ça m’aura servi de leçon? Que j’ai accepté ma situation et ai entrepris de m’accepter comme je suis et d’abandonner cette idée stupide de perdre du poids?

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Bien sûr que non! Sinon, ce ne serait pas drôle. Et c’est comme ça qu’il y a quelques semaines, j’ai fait le premier pas vers une perte de poids durable et efficace.

J’ai acheté une balance. 

Bein oui, c’est évident. Tout le monde sait que la première chose à faire quand on veut maigrir ce n’est pas d’arrêter les crasses ou de remplacer les féculents par les légumes verts. Nooooon, il faut acheter une balance. Cet outil horrible qui met un chiffre sur votre mal-être physique et qui bousille votre humeur à chaque fois que vous montez dessus. Vous comprenez donc aisément pourquoi j’avais absolument besoin de cet outil merveilleux.

Sauf que voilà, je suis face à un dilemme. 

D’un côté, je me vois bien poser cette balance au milieu de la cuisine pour pouvoir monter dessus à chaque fois que l’envie de fromage/chocolat/pommes de terre me prend; la perspective de voir mon poids 16 fois par jour me semblant être un excellent coupe-faim.

Mais d’un autre côté, j’ai deux demoiselles. Et elles ont remarqué que j’étais, hum comment dire, gro…. enfin, heu, un peu plus large que les autres mamans de leur entourage, ce qui m’a permis de leur expliquer avec le sourire le plus naturel du monde que « naaaaaan, c’est pas grave d’être grosse, ça-ne-me-définit-pas-et-tout-va-super-bien ». En plus, je sais d’expérience que si vous apprenez un enfant à associer les chiffres de la balance aux notions de santé, de beauté et de valeur, il/elle détestera son corps toute sa vie.

Alors que faire? Comment faire régime sans que les enfants voient que je mange différemment? Comment perdre du poids sans trahir les messages positifs que j’essaie de véhiculer à propos des corps et de la beauté, les leurs et ceux des autres? Comment poursuivre mes propres chimères de minceur et de normalité sans les faire marcher dans mes pas? Et comment monter sur cette foutue balance sans leur donner envie de faire pareil?

Si vous avez des réponses à toutes ces questions, n’hésitez pas à partager vos trucs et astuces. J’adorerais savoir comment faire. En attendant, j’ai trouvé la solution pour la balance.

Je l’ai descendue à la cave! Ingénieux, hein? Quand je veux voir le chiffre magique qui décidera de mon humeur et mon estime de moi, je descends l’air de rien et je monte sur mon outil magique. Tadaaaaaaaam! Il suffisait d’y penser!

 

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Difficile à dire si je réussirai à mener à bien cette nouvelle mission minceur (statistiquement, c’est voué à l’échec mais c’est plus fort que moi, je DOIS réessayer) mais une chose est certaine: aucune cave n’aura été autant visitée que la mienne!

 

 

 

 

 

Les plaies des fêtes de fin d’année 

J’adore les fêtes de fin d’année. Les sapins, les lumières, les cougnous, les décorations dans les rues et les magasins, les guirlandes lumineuses, le rouge, le doré, l’argenté, les étoiles, les rennes, les bonhommes de neige, les maisons décorées à l’intérieur et à l’extérieur, les beaux papiers cadeaux, les boules, les épines, les chants de Noël, le champagne. J’aime l’excitation des enfants, le plaisir d’offrir des grands, les repas d’exception, le temps passé ensemble. J’aime à la folie tous les excès de cette époque de l’année. 

Mais en même temps, je hais profondément cette période. La recherche de cadeaux, exercice ho combien périlleux tellement il est difficile de trouver exactement ce qui fera mouche. Les magasins bondés, remplis de victuailles et de gens jusqu’à l’écœurement. Les « Et bonnes fêtes, hein ! » qui sont répétés avec autant d’entrain que les « Ça va ? » du matin, phrases dites sans conviction ni envie d’entendre de réponse. Les repas trop riches, trop longs, trop lourds, trop tout. Les enfants fatigués et trop gâtés, qui ne se rendent même pas compte de l’abondance à laquelle ils ont droit. Les papiers cadeaux, qui finissent par n’avoir plus rien de joli quand ils jonchent le sol, froissés et déchirés. 

Mais ce n’est pas ça le pire. Le pire, c’est la solitude, l’isolement, le manque; ces plaies avec lesquelles on cohabite toute l’année mais qui se mettent à démanger en décembre. Quand il fait un froid de pingouin et qu’il faut dormir dehors, sous une bâche ou sur un banc. Quand on mange tout seul alors que les publicités nous vendent des repas en famille avec dinde et bûche glacée. Quand on est entouré mais qu’on ne pense qu’à celui, à celle, qui manque à table. Quand on attend en vain un appel ou un message qui ne viendra pas. 

Depuis quelques années, pas un réveillon ne passe sans que je sois aussi heureuse que déprimée par cette période. C’est comme ça. Alors, je choisis de faire une overdose de ce que j’aime et de ceux que j’aime. Du champagne, du chocolat, des lumières, beaucoup de paillettes, des bougies, des amis, des cadeaux, de la chaleur… Et surtout, être pleinement consciente de ma chance de vivre ici et maintenant. 

En cette fin d’année, je vous souhaite, à chacun et chacune, de profiter un maximum de ce qui vous rend heureux, avec ceux qui vous rendent heureux. Au final, rien d’autre n’a d’importance. 

Bilan 2017: les TOPS

Je ne sais pas pour vous mais moi je ne prends plus de bonnes résolutions (ni de mauvaises d’ailleurs). Comme je ne les tiens jamais, j’ai décidé qu’il était préférable de ne plus me mettre en position d’échec garanti en recommençant chaque année ce listing d’objectifs impossibles à tenir. Par contre, j’aime beaucoup prendre le temps de faire un bilan de l’année écoulée. Ca permet de se souvenir des belles choses, de prendre du recul sur certains évènements et d’imaginer le chemin que prendra l’année nouvelle.

Aujourd’hui,  en quelques mots et en images, voici donc mes TOPS 2017: Lire la suite de « Bilan 2017: les TOPS »

Jeux et jouets: faire plaisir sans reproduire les stéréotypes

Comme des milliers d’autres adultes, nous sommes rendues ce week-end dans un grand magasin de jouets pour remplir la hotte du Père Noël. (Pour ceux et celles qui s’inquièteraient pour notre santé mentale, je vous rassure: nous y sommes allées sans les minis. C’est que nous sommes courageuses mais pas intrépides). Et il faut bien avouer que quand on est sensible à la question des jouets genrés et des stéréotypes imposés aux filles et aux garçons, ce genre de magasin est une horreur pour le cœur et les yeux. Alternance de rayons roses et de rayons camions, boîtes de vernis à ongles et de maquillage à partir de 5 ans, un rayon déguisements composé uniquement de robes,… les exemples ne manquent pas!

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