7h31. Encore un matin.

Dans mon planning idéal, à 7h31, nous sommes déjà au bout de la rue, en route vers l’école. Mais pas aujourd’hui.

Aujourd’hui, à 7h31, je suis encore à la maison, face à ce chat narquois qui me rappelle que je ne suis pas arrivée à respecter le planning idéal. Comme d’habitude à vrai dire.

Parce que ce matin, à 7h31, mes enfants terminent à peine de manger. Il faut encore brosser les dents, mettre les chaussettes, les chaussures, emporter une veste et les sacs, sans compter les « j’peux vite prendre un livre, maman? », les « je dois ABSOLUMENT faire pipi » et les disputes – entre elles ou avec moi – qui nous retarderont encore un peu plus.

Pourtant, j’essaie d’anticiper un maximum la veille: on choisit une partie des vêtements  les sacs à collations sont pratiquement terminés, les cartables déjà fermés, le pain est près du grille pain, le choco déjà à table, le beurre et la confiture sont au garde-à-vous juste à l’entrée du frigo.

Mais ce n’est pas assez

Il faudrait TOUT préparer la veille. Disposer les vêtements dans l’ordre d’enfilage, mettre la table comme pour un petit-déjeuner d’hôtel, glisser le sac de dîner complètement terminé au frigo, mettre les sacs déjà dans le coffre. Il faudrait peut-être même qu’elles dorment habillées. Ou qu’elles mangent dans la voiture. Ou les deux.

Je ne sais pas ce qu’il faudrait.

Ce qui est certain, c’est que je n’arrive pas à les/me lever encore plus tôt. Nous avons toutes besoin de sommeil. Et de temps! Du temps pour émerger, pour s’étirer comme un chat. Du temps pour faire un câlin digne de ce nom. Ma brune aurait besoin de temps pour retrouver sa bonne humeur à son aise et démarrer dans le calme. Ma blonde aurait besoin de temps pour faire son lit et mettre chaque doudou à sa place. Et moi, j’aurais besoin de temps pour prendre un thé, une tartine et les aider à démarrer dans la bonne humeur. Mais ce n’est pas possible. Sortir du lit avant 6h est inimaginable.

Et à ceux que ça démange de me dire qu’il suffirait de les coucher plus tôt, dites-moi comment! Parce que pour les mettre au lit à l’heure idéale, ça veut dire que je dois goupiller le combo « devoirs-jouer-cuisiner-repas-dents-douche-lecture-câlins-extinction des feux » en moins de 2h00. Ce qui est mission impossible. Et tant que Tom Cruise ne viendra pas jouer les nounous chez nous, ça restera mission impossible.

Alors on retarde le coucher, on retarde le lever, on court, on se fâche, on n’a pas le temps de mettre leur musique dans la voiture, de faire des câlins à l’école, de se dire au-revoir comme il faut.

Et moi, je repars essoufflée, énervée, coupable, fatiguée, vers une journée que je dois assurer tant bien que mal.

Alors je pleure

Ce que je voudrais dans ces cas-là, c’est abandonner et tout envoyer se faire foutre. Mais comme c’est impossible, je pleure et j’attends d’être de nouveau prête à accepter que c’est ma réalité et que je dois faire au mieux avec ce que j’ai. En attendant le lâcher prise, je lâche mes larmes. Et je pense à toutes celles qui ont encore plus de raisons que moi de pleurer mais qui continuent quand même à s’accrocher. Ca ne changera pas le fait que je sois toujours dans ma salle à manger à 7h31, avec le chat qui se moque de moi. Mais ça me permettra au moins de relativiser et de me résigner.

 

C’est comme ça aussi chez vous? Si vous avez des idées ou des solutions à partager, n’HESITEZ pas, elles sont toujours les bienvenues. 

 

 

 

 

8 commentaires sur “7h31. Encore un matin.

  1. En fait il faudrait un vrai chat. Y’a pas mieux comme réveil, et comme aide au calme pour le dodo.
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    (oui bon OK, ça ne règlerait pas TOUT. Mais ça peut se tenter….)
    (comment ça j’ai de gros sabots ?)
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    (miaow)

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  2. Je me reconnais dans ton récit, je prépare tout la veille (bon, j’avance dans pas mal de choses), le matin, je me lève la première, je prends du temps pour moi (résumé à un étirement quand je ne suis pas bloquée, une douche, je m’habille, je prends un premier café) puis vient le rituel du réveil enfant + petit déj, brossage de dents, s’habiller etc
    Je ne suis pas vraiment en retard (pas tous les matins), mais c’est terrible, j’ai l’impression que plus je me lève tôt, plus le temps file vite. J’ai pensé à me lever plus tôt, mais pareil, déjà 6h c’est un exploit, on a besoin de se reposer et je dors souvent moins de 6h.
    Finalement, j’essaie d’avancer le maximum la veille, en anticipant (même si j’ai toujours des matins où mon enfant a oublié de me faire signer qq chose d’important, ou que la trousse de clés à disparu au fond du cartable ou « je me sens pas bien dans ce pantalon momon » qui réduit en poussière ma pseudo organisation infaillible.
    Après avoir eu l’impression de craquer certains matins, de me dire que c’est trop pour une seule personne, je me dis qu’il est plus sage de se détendre, je ne suis pas adepte des Miracles Morning, mais je pense qu’il faut mettre de côté l’anxiété et se dire que le temps n’est pas vécu de la même façon suivant notre état, plus on speede plus il raccourcit, alors je m’entraîne et j’apprends à me poser, à calculer large mais ne plus me mettre la pression…

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    1. Merci pour ton partage! C’est vrai que le temps du matin semble toujours filer à la vitesse de l’éclair: il y a tellement de choses à faire!
      Mais tu as raison: organisation et détente sont les clés pour de gagner quelques précieuses minutes et ne pas se sentir envahie par le stress.
      Dès ce week-end (elles sont chez leur papa ces deux jours donc pas de rush du matin pour moi dans ce cas 😉 ) je reprends les bonnes habitudes d’anticipation la veille et de zenitude le matin même 🙂

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  3. Bonjour
    Je n’ai pas d’enfants mais si cela peut vous rassurer, je ne suis pratiquement jamais en avance -pour ne pas dire être en retard. Même quand je me lève 10 min avant parce qu’il risque d’avoir du brouillard sur la route. Rien à faire. Et quand j’arrive enfin à partir 5 min avant la grande limite, c’est un exploit qui s’il tient quelques jours ne se poursuit rarement sur le moyen terme même avec toute ma bonne volonté.
    Je ne préfère pas imaginer la course si un jour j’ai des enfants…

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