La robe rouge à petits pois blancs

J’ai acheté une robe. Mais pas n’importe laquelle: une robe rouge à petits pois blancs sur laquelle j’avais craqué sur un site de vêtements vintage. En la voyant, j’ai su qu’il me la fallait. Tout de suite. Elle était tellement belle! Vintage, un peu fifties, très rétro. Quand elle est arrivée, je l’ai essayée directement, dans les toilettes du bureau. Et je n’ai pas été déçue.

robe-rouge-pois-blancsElle était parfaite.

Une jolie coupe, un tissu de qualité avec assez de tenue et d’épaisseur pour ne pas marquer les défauts, un décolleté qui met en valeur ma poitrine, mes épaules et mon visage. Le coup de coeur était total.

 

 

 

Alors je l’ai mise… dans l’armoire.

Oui, oui, vous avez bien lu. Je l’ai mise dans la penderie, sans même enlever l’étiquette. Et la robe rouge à pois blancs est restée là pendant presque deux ans.

QUOI? Tu trouves une robe parfaite, qui te plait, qui te va bien et tu refuses de la porter? 

What-rihanna

MAIS POURQUOI? 

Haaaaaaa, bonne question! Parce que c’est une robe rouge. A pois blancs. Une robe rétro, vintage, fifties, décalée, voyante, qui attire le regard. Une robe qu’on voit, qui se remarque. Et moi, je ne pouvais pas porter ça. C’était juste inconcevable. Quand on est grosse, complexée, qu’on voudrait être invisible, qu’on déteste se voir et être vue, comment imaginer une seule seconde porter une robe comme ça dans la rue?!

C’est triste, hein?

Je trouve aussi. Mais c’est dur de sortir de la coquille d’interdits qu’on s’est soi-même créée.

Sortir du placard

Le trois juin dernier, poussée par mon Amoureuse, j’ai accepté de la sortir de l’armoire et de la porter à l’extérieur. Mon Amour avait les yeux brillants, les minis ont applaudi, je pouvais bien tenter le coup deux heures jusqu’au resto du coin.

Et là, deux choses incroyables se sont produites.

La première, c’est que personne ne m’a dévisagée. Ni observée avec curiosité. Ni même avec dégout. Personne n’a ri sur mon passage, ni demandé pourquoi j’étais « déguisée ». Finalement, une femme en robe, même rouge à pois blancs, ça ne choque personne.

La deuxième, c’est que je me suis sentie bien. Vraiment bien. Je me suis sentie belle, élégante, à l’aise. Et ça s’est vu, puisque j’ai reçu une pluie de compliments.

Oser encore!

Je l’ai portée à d’autres reprises par la suite. Toujours avec cette appréhension en sortant (Je n’ose pas sortir, je suis ridicule!) qui se calme une fois que je me rends à nouveau compte que tout va bien. Je porte une robe rouge à pois blancs et tout va bien.

Et dire que j’ai tellement hésité! C’est con, hein? Mais c’est difficile d’oser, de se lancer, de ne pas laisser l’angoisse irrationnelle prendre le dessus! (Parce que bon, soyons honnêtes, il ne pouvait rien m’arriver de dramatique en sortant habillée comme ça!)

Et au final, c’est bon d’oser, de sortir de son cocon de certitudes et d’angoisses et d’avoir le courage de montrer qui on est et ce qu’on aime.

Cette aventure m’a donné envie d’aller un cran plus loin… Jusqu’à l’Atelier Clandestin exactement, une boutique spécialisée en robes vintage pour toutes les tailles. Vous me croyez si je vous dis que j’ai ramené deux magnifiques petites soeurs à ma robe à petits pois? je vous raconte tout ça ici: L’Atelier Clandestin: le paradis pour les amoureuses de robes vintages

2 commentaires sur “La robe rouge à petits pois blancs

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