Quand les bibliothèques cassent les codes

Je vous le disais dans un précédent blogpost, la plupart des bibliothèques ne se contentent plus d’être de simples lieux où emprunter et lire des romans. Ciné-club, expos, ateliers, stages, formations,… les activités proposées sont nombreuses et variées. Mais certaines bibliothèques choisissent d’aller un cran plus loin en osant une programmation différente.

Interdit au moins de 18 ans

C’est le cas dans la province du Hainaut où plusieurs bibliothèques se sont lancées dans un projet un peu particulier: sortir la littérature érotique du placard et la faire découvrir aux lecteurs de 18 à 77 ans. Pendant un an, avec le support de la Bibliothèque Centrale du Hainaut, l’équipe derrière le projet a conçu, préparé et mis en place une exposition, appelée Erothèque, qui retrace l’histoire de ce genre littéraire et propose un vaste choix d’ouvrages à consulter.

Mangas, guides sur la sexualité ou les massages érotiques, romans pornographiques, livres mélangeant érotisme et humour, il y en a pour tous les goûts et toutes les préférences.

Seule restriction: l’âge; l’exposition étant réservée à un public averti et majeur. Ce qui est assez intéressant si vous n’aviez pas prévu tout de suite d’expliquer le Kama Sutra, la sodomie ou le triolisme à vos enfants.

Une exposition et des animations

L’autre particularité de ce projet, c’est qu’il propose plus qu’une « simple » exposition. Durant la durée de l’expo, plusieurs animations autour du thème de la sexualité sont organisées au sein des bibliothèques participantes.

A Chapelle-lez-Herlaimont par exemple, où nous nous sommes rendues pour le vernissage à la bibliothèque le T’Chapitre, soirée lecture, démo coquine, conférence, et d’autres activités sont proposées durant ce mois de février.

Cette exposition itinérante prendra place dans de nombreuses bibliothèques de la Fédération Wallonie-Bruxelles: Chapelle-lez-Herlaimont, Mouscron, Ath, Beloeil, Anderlues, La Louvière,… et sera empruntable gratuitement par les centres et lieux culturels qui seraient intéressés par la démarche.

Personnellement, je trouve l’idée excellente. D’une part parce qu’il n’y a pas de raisons que la littérature érotique soit taboue pour un public adulte. Bien sur, la déferlante « 50 nuances de Grey » a libéré un peu la parole sur la lecture d’ouvrages dits « coquins » mais ce roman ne représente qu’une infime partie de ce qui existe sur le marché.

D’autre part parce que la réunion entre la bibliothèque et la sexualité offre un contraste intéressant, qui pousse à la réflexion et ouvre le débat. Ce qui est finalement une des missions des bibliothèques publiques et de la littérature de façon générale.

Si vous avez envie de discuter d’érotisme et de littérature (ou des deux) n’hésitez pas à commenter ou à vous rendre sur la page Facebook d’Embrouillaminis.

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