Lecture : Ceux qui restent, de Marie Laberge 

Il y a quelques années, je suis tombée en amour pour la trilogie de Marie Laberge, Le goût du bonheur. Une magnifique saga qui suit les aventures d’une famille québécoise tout au long du 20ème siècle.

Alors, quand j’ai vu un autre roman de cette auteure lors d’une de mes pérégrinations littéraires, je n’ai pas hésité une seconde emporter Ceux qui restent, même si le sujet n’est pas des plus amusants…

Sylvain s’est suicidé. Sans signes avant-coureurs, sans lettre d’adieu. Il laisse derrière lui une épouse, un fils qui ignore tout de la façon dont son père est mort, des parents déchirés, une maîtresse pleine de vie. Tous tentent à leur façon de continuer à vivre malgré le chagrin et l’incompréhension.

Tout au long du roman, on fait la connaissance de chacun d’entre eux. Vincent, Charlene, Mélanie-Lyne, Muguette, Stéphane, Blanche,… et Sylvain lui-même, au travers des paroles de tous ceux qui l’ont aimé.

J’ai dévoré ce livre en quelques jours, m’attachant aux personnages, espérant qu’ils s’en sortent sans trop de dégâts. Mais ce que j’ai aimé par dessus tout, c’est le choix de l’auteure d’utiliser un style différent selon les personnages, en fonction de leur état d’esprit, de leur statut social. Et l’histoire se déroulant à Montréal, je me suis régalée de re-découvrir les expressions et vocabulaire qui m’avaient tant plu dans Le bonheur des autres.

Après toi, Sylvain, les silences c’étaient comme des menteries. Des accroires qui te permettent d’imaginer ce que tu veux. Tu mets ce que t’as envie de mettre dans les silences, c’est pas l’autre qui va t’ostiner ! (…) C’est après que tu te rends compte que t’étais toute seule en hostie. 

Je regardais l’ecoeuranterie de fleurs sur la belle boîte qui contenait ce qui restait de toi, pis j’essayais de pas fixer ta blonde pis ton petit. (…) Tout le monde qui avait pas la face dans un kleenex les fixait. Dans le genre : c’est qui qu’y a câlissé là ? C’est qui qui va manger sa pelletée de marde parcequ’un grand six pieds est rendu dans une boîte carrée qui fait la grosseur d’un dictionnaire ? Crisse ! 

Si vous aimez les romans qui vous permettent de partager un peu de la vie et les émotions des personnages, si vous aimez quand la vie prend le dessus sur le chagrin, alors je vous conseille vivement la lecture de ce roman.

Et pour ceux d’entre vous à qui j’ai donné envie d’en savoir un peu plus, je vous invite à découvrir ci-après un extrait issu du début du livre…

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