Le grand départ (part 2)

Trois dodos.

Trois dodos, c’est ce qui me sépare de leur retour. Et même si j’étais contente de retrouver du calme, que j’ai des journées bien remplies, des projets plein la tête, des soirées avec mon Amour et les amis, le simple fait de penser à leur retour me rend toute fébrile.

Je n’ai pas toujours bien vécu ces longues séparations… La première année, le manque, la culpabilité et l’angoisse qu’elles m’oublient (une angoisse n’est jamais JAMAIS raisonnable) m’ont transformée en épave, pleurant leur absence quasi en continu. Aujourd’hui, je peux dire que je passe un bel été, malgré l’absence. Ce ne fut pas facile et ça ne le sera jamais. Mais il est possible de ne pas être détruite par chaque période d’absence. Que vous soyez concerné(e) ou pas, je partage avec vous mes modestes astuces pour vivre ces séparations avec calme.

Laisser les émotions prendre de la place. 

Se retrouver sans ses enfants après les avoir vus tous les jours (ou presque) de leur vie n’est pas simple à gérer. Jamais. Même si la séparation était souhaitée ou est bien vécue, vous avez le droit d’être malheureux(se) et déboussolé(e). Ces émotions ont besoin d’une place pour s’exprimer, pour ne pas qu’elles « pourrissent » à l’intérieur.

Accepter que c’est un cycle et que les moments doux finissent toujours par revenir. 

Comme le printemps et l’été succèdent à l’hiver, comme le jour succède à la nuit, le cycle de l’alternance des semaines d’été finira par faire revenir mes enfants près de moi. Ça a l’air très « bisounours » comme façon de voir les choses mais c’est une simple réalité, qu’on peut accepter ou pas. Dans tous les cas, le temps ne passera pas plus vite. Mais accepter de lâcher prise m’a aidée à vivre plus sereinement les périodes sans elles.

Organiser la vie professionnelle… 

En été, je m’arrange toujours pour avoir un horaire professionnel qui suive ma vie de famille: plus léger quand elles sont avec moi et des journées de travail plus longues quand elles ne sont pas là. Ça permet de profiter de leur présence et de remplir les journées de boulot les autres semaines. Si votre activité /employeur le permet, il ne faut pas hésiter à mettre en place un tel système.

… et les loisirs. 

Comment faire pour que les soirées et les week-ends sans les enfants ne deviennent pas angoissants et tristes ? Ma solution a été de les remplir avec des activités plaisir. S’avachir dans les fauteuil avec un bon bouquin. Faire du binge watching d’une super série. Partager ce temps avec les amis, autour d’un repas, d’un film ou d’un verre. Avec le recul, je me rends compte que ces moments rien qu’à moi ont un double effet : non seulement je passe du bon temps quand elles ne sont pas là mais en plus, je n’ai aucune frustration de refuser des invitations le reste du temps.

Prendre des nouvelles si c’est possible

Lors d’une séparation, les relations entre adultes ne sont pas toujours faciles. Si vos relations avec le co-parent le permettent et que vous en avez envie, ne vous privez pas de prendre des nouvelles : un message, un appel ou des photos, tout est le bienvenu quand on est avide de savoir comment vont nos marmots.

Vivre intensément les retrouvailles 

Le cycle est ce qu’il est: les minis reviennent. Elles crient, trépignent et ont sourire jusqu’aux oreilles. Elles serrent et embrassent fort fort fort. Elles auront grandi, pris des couleurs, rempli leur têtes de souvenirs et de bonheurs. Et l’espace d’un instant j’oublierai l’angoisse et le manque.

Vivement dans trois dodos…

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