Apprendre à voir ce qui nous rend heureux

Je ne sais pas comment ça se passe chez vous mais mes Minis sont invitées à des anniversaires tout au long de l’année. Il est rare d’avoir un mois sans qu’une (ou les deux !) revienne de l’école avec une invitation colorée.

Pendant que l’une peaufine sa vie sociale, c’est l’occasion pour moi de passer un moment privilégié avec l’autre, qui peut alors suggérer une activité particulière. Ce week-end, comme Mini n°1 était invitée à jouer et à manger pour la fête d’anniversaire d’une de ses copines, Mini n°2 a établi son programme : construire des animaux en LEGO et aller manger dans une grande chaîne de fast food bien connue.

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Tout se déroule sans embûches… jusqu’au moment où je récupère Mini n°1 et qu’elle apprend où nous sommes allés manger, sa sœur et moi. (Parceque, bien sûr, ladite sœur n’a pas tenu 3 secondes avant de lui cracher le morceau : « Maman-et-moi-on-a-mangé-des-frites-na-na-nère »).

Mini n°1 s’est arrêtée.
« C’est pas juste ! »
Et s’est mise à râler.

Spontanément, c’est une réaction qui me rend folle. Parceque mes enfants font partie de cette catégorie de marmots qui mènent une vie heureuse, facile et pleine de belles choses, matérielles ou non. Et il est important pour moi qu’elles en soient conscientes. Mais la gratitude c’est comme la politesse : ça ne vient pas de soi. L’enfant a besoin qu’on lui apprenne comment faire et qu’on le lui répète souvent.

Alors, malgré la bouderie, on a pris le temps de reposer les questions magiques…

Qu’est-ce qui a rendu ma journée spéciale ? Qu’est-ce qui m’a rendu heureuse ? A quel moment ai-je eu de la chance ?

Et puis, la laisser y réfléchir et la voir se radoucir pendant qu’elle raconte :

J’ai été invitée à l’anniversaire de R.
J’ai mangé des frites et un hamburger.
Sa maman nous a donné des bonbons.
Et même des pièces pour aller dans des petites voitures.
J’ai pu jouer plus longtemps parceque tu n’es pas arrivée trop tôt.
On a eu de la tarte aux fraises pour le dessert.
J’ai joué dans château gonflable.
On a pu faire des constructions.
Mes meilleures copines étaient toutes là.

A la place de la jalousie, elle n’avait plus qu’une seule envie : raconter la fête dans les moindres détails.

En soi, cet « exercice » est simple et il peut être utilisé à tout moment : pour raconter sa journée, pour aider l’enfant à sortir d’une jalousie qui n’a pas lieu d’être ou pour être simplement heureux de ce qu’on vit.

Et le plus beau, c’est que ce n’est pas réservé aux enfants !

Notre vie d’adulte n’est pas toujours évidente : factures, embouteillages, mauvaises nouvelles, obligations, … Et il est facile de ne voir que ces zones d’ombre. Alors que bien souvent, il y a plein de bulles de lumière dans nos journées. Mais arrivons-nous toujours à les voir ?

Il y a quelques années, mon amie Bilouloute a partagé avec ceux qui le souhaitaient son « Vendredi les yeux ouverts ». Chaque semaine, elle prenait le temps de raconter ses petits bonheurs, en nous invitant à ouvrir les yeux sur les nôtres. Ce qui était au départ un exercice de partage est devenu pour plusieurs d’entre nous une nouvelle façon de regarder la vie.
Ni naïveté, ni angélisme. Juste la volonté de voir la lumière qui éclaire le noir. Et nos enfants ne sont pas les seuls à en avoir besoin…

Et vous, quand est-ce que vous avez pris le temps de lister vos petits bonheurs ?

6 commentaires sur « Apprendre à voir ce qui nous rend heureux »

  1. Bien entendu je ❤️ cet article… Moi qui n’arrive pas à désamorcer ce genre de bouderie, me voilà un peu plus outillée.
    Merci! 🙂

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  2. C’est très vrai, mais comment faire avec une enfant (pourtant par ailleurs enjouée) qui répond toujours le négatif. Et se braque encore plus si on insiste d’un « il n’y a vraiment rien eu de bien dans ta journée? »

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    1. Je pense que c’est commun à beaucoup de marmots. Les mauvaises nouvelles prennent plus de place et d’énergie justement parce-qu’elles sont négatives, embêtantes.
      Quand les minis étaient plus petites, on faisait souvent un « tour de table » des bons moments de la journée. Je participais autant qu’elles, en donnant des exemples de ma propre journée : « J’ai souri quand ma collègue m’a raconté une blague », « J’étais heureuse de vous retrouver à l’école »…
      Si l’une n’avait pas d’idées, on continuait le tour pour les autres. A force de répéter l’exercice, les idées venaient plus facilement. Et elles se rendaient compte qu’il y avait de nombreuses jolis petits moments dans leurs journées.

      Ce n’est pas une recette magique. Mais je trouve que ça permet d’en faire un moment de partage et de discussion.

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  3. Merci pour ta réponse. j’ai en effet du mal à installer cette dynamique, étant seule avec ma mini, ça tourne vite en rond 🙂 Mais je vais persévérer 😉
    Merci

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