Et si c’était possible?

Et si c’était possible?

Fin de l’année dernière, Saint-Nicolas (alias l’Amoureuse géniale) m’a offert le dernier roman de Baptiste Beaulieu, Toutes les Histoires d’Amour du Monde. Elle sait combien j’aime ce médecin-auteur-humaniste, tant pour ses romans que pour ses interventions publiques (si vous ne l’avez pas encore fait, allez jeter un œil sur sa page Facebook, Alors Voilà).

Lire aussi: La Ballade de l’Enfant gris, de Baptiste Beaulieu

Ce dernier roman, vous vous en doutez, parle d’amour. D’Amours, même, avec une majuscule et un pluriel parce qu’il est impossible de définir au singulier toutes les forces et les formes de ce mot. C’est aussi une histoire de famille. Une famille avec des secrets, des attentes, des déceptions, des silences, des liens qui se distendent jusqu’à la limite de la déchirure.

Alors moi, ça me bouleverse, évidemment. Parce que depuis cinq ans, le lien avec ma propre maman est tellement, tellement, tellement distendu que je ne sais même plus s’il n’est pas irrémédiablement déchiré. Et que chaque tentative de rapprochement s’est soldée par un échec.

Lire aussi: La lettre au fond du tiroir

Mais l’autre soir, pratiquement à la fin de ma lecture, j’ai eu une idée folle…

Et si je lui envoyais ce bouquin? Peut-être que je pourrais utiliser les mots de Baptiste Beaulieu pour lui faire comprendre ce qui me semble si évident, si important. C’est possible, non?

Et si c’était possible qu’en le lisant, elle sache? Que les parents font tous de leur mieux, avec leurs forces et leurs lacunes et que c’est moins grave si on s’aime. Que les enfants ne deviennent jamais une copie conforme de ce qu’on avait en tête, qu’ils sont ce qu’ils sont, sans que ce soit bien ou mal. Elle comprendrait que ce qui n’a pas été réparé finit toujours par nous poursuivre, d’une manière ou d’une autre.

Et puis elle saurait que l’Amour prend différentes formes. Que c’est pas grave. Qu’on peut aimer et se tromper. Qu’on peut aimer à nouveau et ressentir un truc plus fort que le qu’en-dira-t-on, plus fort que la « normalité ». Elle saurait que l’Amour est l’Amour, point-à-ligne-bordel. Même si l’autre est plus vieux, du côté de l’ennemi, d’une autre couleur de peau, d’une autre religion. Ou même si l’autre est du même sexe.

Peut-être qu’elle terminerait en se disant qu’il n’est pas trop tard. Que ça vaudrait la peine d’y repenser, que le lien n’est peut-être pas totalement déchiré. Qu’il reste de l’Amour malgré les mots, les maux, les silences, les déceptions, l’abandon.

Quand j’aurai terminé ce roman, je déciderai si je l’envoie ou pas. Pour l’instant, l’idée me semble folle, diablement risquée. Mais elle continue de me trotter dans la tête avec une question lancinante: « Et si c’était possible? »

2019: le meilleur est à venir!

2019: le meilleur est à venir!

Après avoir clôturé l’année avec un bilan de 2018, rangé les décorations de Noël, aspiré les aiguilles sous les meubles et digéré les excès alimentaires des fêtes, me voici de retour pour une nouvelle année de partage sur Embrouillaminis.

Pour ce premier blogpost de l’année, j’ai eu envie de faire le point sur mes envies et « objectifs » (même si je ne suis pas très douée pour ça) pour l’année nouvelle.

Améliorer « Embrouillaminis »

S’il est vrai que je m’amuse toujours autant avec ce blog, j’avoue que je voudrais le rendre plus pro, plus intéressant, moins « brouillon ». Pour l’instant, rien n’est très structuré mais j’ai plein d’idées:

  • Création d’un logo et des visuels plus sérieux que mes bricolages
  • Ouvrir le blog à d’autres plumes (il y a d’ailleurs un blogpost collaboratif sur Lisbonne qui prend forme tout doucement)
  • Développer un projet de portraits de femmes du quotidien qui me trotte en tête depuis longtemps
  • Relancer les questions d’enfants que j’avais initiées au début du blog
  • Poursuivre mon Almanach des Petits Bonheurs que j’aime tant sur les réseaux sociaux
  • Structurer mes sujets et mes publications pour vous proposer un contenu moins désordonné (même si, je suis moi-même très désordonnée dans ma tête et ce blog ne s’appelle pas Embrouillaminis pour rien… )

Bref, si vous avez des idées, conseils, contacts qui pourraient me guider dans le bon sens, n’hésitez pas!

Prendre confiance au boulot

J’ai ce qu’on appelle un parcours professionnel atypique, qui m’a permis d’apprendre beaucoup de choses en autodidacte sur plein de sujets différents. Et même si ça m’a apporté beaucoup de belles rencontres et de connaissances, ça reste un échec pour moi. Car aujourd’hui, à l’aube de la quarantaine, en plus de ne pas exercer le métier pour lequel je me suis formée, je ne maîtrise rien d’autre. Certes, j’ai plusieurs cordes à mon arc mais aucune ne permet à mes flèches d’aller bien loin.

Je ne peux pas revenir en arrière, donc autant tirer le meilleur de ce que j’ai en mains aujourd’hui. Et depuis un an, j’ai l’impression d’être au bon endroit, au bon moment pour corriger cette lacune. Il me reste donc à confirmer les efforts et la confiance qu’on me porte. Donc en 2019, je me forme, je prends confiance, je continue à acquérir de l’expérience et à construire un chouette projet professionnel.

Des vacances différentes

Cette année, nous avons comme projet d’aller à la montagne lors des prochaines vacances d’hiver. Ce qui est une excellente nouvelle pour les minis et l’Amoureuse… mais une source d’inquiétudes (et d’a-prioris j’avoue) pour la fille du soleil et de l’océan que je suis. Le froid. L’humidité. Ma taille 50 dans des vêtements de ski. Le budget que ça représente pour une famille. La peur de ne pas pouvoir cumuler avec un peu de soleil en été. Tout ça me tracasse beaucoup pour le moment.

L’objectif pour cette année est d’abord me détendre et arrêter de psychoter sur ces vacances au ski. TOUT le monde m’assure que c’est génial, que je vais adorer. Y a pas de raisons que ça se passe autrement. Ensuite, gérer le budget tout au long de l’année pour anticiper la dépense (et trouver un bon plan pour l’été). Et enfin, résoudre l’insoluble problème qui va consister à caser mes fesses dans un pantalon adapté à la neige. Et je ne sais pas ce qui va être le plus compliqué…

Une année toute en légèreté

Mais une des choses dont j’ai le plus envie pour cette nouvelle année, c’est de m’alléger et laisser sur le bord de ma route ce qui me pèse. Le poids des regrets. Celui de la pression pour être une super maman, une employée modèle, une bonne ménagère, une bonne compagne et amie. Le poids de la culpabilité, de la peur de ne pas être à la hauteur (de ne pas faire le poids?) et des complexes.

Et peut-être même que je perdrai des kilos dans cette aventure de délestage. Avec le temps, je me demande si mon poids physique n’est pas un renfort pour me permettre de porter celui qui est sur mes épaules et dans ma tête. Peut-être que si je m’allège des uns, j’aurai plus facile à perdre les autres. Qui sait?

Pour 2019, avant tout, je voudrais une année légère, faite de progrès, de douceurs et de bonheurs. 365 jours pour continuer mon chemin et profiter de la vie. C’est assez ambitieux, vous ne trouvez pas?


Bye bye 2018: l’heure du bilan

Bye bye 2018: l’heure du bilan

Alors que cette année se termine, j’avais envie de faire le point sur tout ce qui s’est déroulé sur les douze derniers mois. C’est un exercice que je trouve vraiment intéressant, tant pour fixer les moments importants de l’année écoulée que pour jeter les premières graines des projets pour l’année à venir. Première étape aujourd’hui avec le bilan de l’année 2018.

Il y aurait mille façons de revenir sur cette année comme par exemple en parcourant les milliers de photos sur mon téléphone ou en reprenant notre calendrier d’activités. Mais je vais plutôt repartir de mon bilan de l’année 2017, dans lequel j’avais émis quelques souhaits pour 2018:

  1. Réussir à trouver mes marques dans mon nouvel emploi.
  2. Améliorer le regard sur moi-même.
  3. Faire quelques voyages, seule, à deux et en famille

Et bien, franchement, le bilan est plutôt positif!

Au boulot, ça se passe vraiment bien. Je ris tous les jours, je crée des liens avec les collègues, mes connaissances et mon avis sont appréciés et sollicités, je suis soutenue et aidée quand j’en ai besoin et, last but not least, je suis entourée par des femmes incroyables. Ca ne veut pas dire que c’est parfait (rien ne l’est) mais ça fait longtemps que je ne m’étais pas sentie aussi bien.

Sur le plan du physique, je suis en progrès, même si je n’ai pas perdu un seul gramme et que je suis encore très critique avec moi même. Mais on a vraiment amélioré notre alimentation et cuisiné de bons petits plats à deux. Et puis, j’ai continué à gagner un peu de terrain sur les complexes: j’ai osé acheter (et porter!) des robes magnifiques, j’ai porté des vêtements légers et confortables tout l’été et, last but not least, j’ai défilé en lingerie devant des tas de gens!

Quant aux voyages, l’année fut plus légère qu’imaginé mais nous en avons bien profité. Pas de voyage à Londres en famille (le budget nous en a dissuadées) mais nous avons parcouru la capitale britannique en amoureuses. Pas de nouvelle ville européenne mais un retour à Lisbonne, dans mon pays chéri, entre amis. Et puis, nos deux belles semaines en famille à Lacanau, petit paradis au bord de l’eau, ont bien rechargé nos batteries.

Mais il n’y avait pas que ça!

L’année 2018 ne s’est heureusement pas limitée à ces trois petits objectifs. Il y a eu plein d’autres choses…

Comme ce blog, qui continue à grandir avec vous, ici et sur les réseaux sociaux. Pendant longtemps, j’ai accordé trop d’attention aux chiffres – les stats du blog, les likes de la page Facebook, les abonnés Instagram,… – ce qui avait tendance à me rendre triste. Je me disais que si je n’étais pas lue/aimée/partagée, c’est que mon contenu était mauvais. Avec le temps et plusieurs discussions avec des ami.e.s, je commence à penser moins à ça et à profiter de ce qu’il m’apporte. Ce blog existe pour mon plaisir et le vôtre et c’est amplement suffisant!

2018, c’est aussi l’année de l’Almanach des Petits Bonheurs. C’est devenu un rendez-vous quotidien auquel je pense systématiquement et, à quelques exceptions près, je l’ai alimenté toute l’année. Cerise sur le gâteau, certaines d’entre vous ont été inspirées et j’ai vu apparaître de plus en plus souvent #Almanachdespetitsbonheurs à droite à gauche, ce qui me remplit de joie. (Bien plus que n’importe quels chiffres de fréquentation, croyez-moi!)

Cette année m’a aussi permis de lancer plusieurs petits projets créatifs (tricot, couture, bricolage,…) et de continuer l’aménagement de notre maison avec mon Amour.

Il y a eu des flops aussi

Rassurez-vous, tout ne fut pas rose cette année. A nouveau, j’ai perdu trop de temps à crier sur mes enfants, pleurer sur tout ce que je ne peux pas changer et angoisser pour des choses hors de mon contrôle. J’ai parfois râlé pour rien, j’ai été envieuse, jalouse et même un peu médisante (si, si, je vous jure). J’ai utilisé trop de plastique, passé trop de temps sur mon smartphone et acheté une série de choses parfaitement inutiles.

Mais bon, que voulez-vous, je n’avais pas prévu d’être parfaite tout de suite! Et puis comme ça, j’ai encore une belle marge de progression pour 2019. Il faudra bien encore au moins une année pour concrétiser tout ça et le reste de mes projets pour l’année nouvelle. Je reviens vous raconter tout ça très vite mais en attendant, je vous embrasse, fort fort fort, et je vous souhaite une fin d’année pétillante et pleine d’amour.


Un anniversaire en pyjama

Un anniversaire en pyjama

Pour son 9ème anniversaire, ma maximini nous avait demandé de pouvoir organiser une soirée pyjama à la maison avec des ami(e)s. Si une telle activité vous tente (ou plutôt, tente vos marmots), voici quelques pistes pour que cet anniversaire se passe au mieux.

Le nombre d’invité.s

Il est important de tenir compte des éléments suivants:

  • la taille de votre habitation: l’objectif de vos marmots est de passer leur soirée/nuit ensemble. Donc, tout dépend du nombre que vous pourrez faire dormir dans la pièce qui leur sera dédiée
  • le choix de votre enfant: souhaite-il inviter juste son meilleur ami ou plusieurs copains?
  • votre budget: entre les repas, les activités, les petits cadeaux, les snacks et le reste, les coûts d’une telle soirée peuvent vite grimper
  • Votre patience et résistance au bruit: entre 2 et 25, l’impact ne sera pas le même…

Chez nous, on avait autorisé la maxi à inviter deux ou trois ami.e.s (elle a opté pour ses deux meilleurs amis). Avec elle et sa sœur, cela signifiait 4/5 enfants à la maison ce qui est amplement suffisant selon mes critères (et notre maison).

Quelle durée?

Gardez en tête que les enfants voudront passer du temps ensemble, donc prévoyez au moins une demi-journée de jeux en plus de la nuit. Vous pouvez par exemple choisir une arrivée en après-midi ou un départ tardif.

Nous avions opté pour une invitation du samedi 18h au dimanche 15h. C’était le timing parfait pour qu’ils aient le temps de s’amuser ensemble tout en me permettant de préparer (avant), ranger (après) et passer un peu de temps en famille.

Les activités

Tout dépend de votre créativité et de votre énergie. Mon conseil? Ne surchargez pas le temps avec trop d’activités structurées. N’oubliez pas que les enfants auront envie de jouer/discuter ensemble librement, sans être encadrés comme il le sont la plupart du temps.

Voici cependant quelques idées, basées sur ce que nous avons fait ou ce que je peux imaginer pour ce genre de soirée:

  • Préparation d’une pâte à pizza pour le repas. C’est sympa, ludique, drôle et délicieux. Recette et tutoriel de pétrissage ici: https://embrouillaminis.blog/2018/05/02/preparer-sa-pate-a-pizza-un-jeu-denfants/
  • Réalisation de porte-clés ou marque-pages en plastique magique. Pensez dans ce cas à avoir des images que les enfants pourront décalquer s’ils n’ont pas envie de réaliser leur propre dessin.
  • Activité pinata. Vous pouvez soit l’acheter, soit la construire vous-même (je n’ai pas encore de tuto sur le blog mais le net en regorge).
  • Un jeu de société, que ce soit un classique ou un nouveau jeu à faire découvrir. Nous avions pour notre part opté pour Catane Junior.
  • Un film et du pop-corn. Classique mais toujours efficace. A choisir avec les enfants en fonction de leur tranche d’âge.
  • Des jeux d’eau ou d’adresse à l’extérieur, si le temps le permet.
  • Réalisation de biscuits sablés. Vous pouvez préparer la pâte à l’avance mais pensez à emprunter rouleaux à pâtisserie et emporte-pièces pour que les enfants puissent les préparer en même temps.
  • Et plein d’autres choses: jeux vidéos, chasse au trésor, bricolages, peinture (ça fait aussi un souvenir à ramener), activité manuelle selon les goûts de l’enfant qui invite, …

Et qu’est-ce qu’on mange ?

Prévoyez du facile, que vous pouvez préparer à l’avance et que tout le monde aime: pizza, lasagne, croque-monsieur, pâtes bolo/carbo,… Si vous ne connaissez pas bien les enfants que vous invitez, n’hésitez pas à demander aux parents s’il y a des choses qu’ils ne peuvent/veulent pas manger.

Et la nuit? Bavardage ou couvre-feu?

Alors là, je dirais que c’est à évaluer en fonction de l’âge de l’enfant et de vos limites. Mais il me semble important que cette soirée pyjama respecte le sommeil des autres membres de la famille et qu’elle n’ait pas de répercutions sur le niveau de fatigue des jours qui suivent.

Personnellement, j’ai opté pour une extinction des feux à 22h30, ce qui était largement suffisant pour leur permettre de bavarder dans leurs lits sans détruire ma nuit.

Quelques petites astuces pour terminer…

  • Si vous avez envie de nouer ou d’approfondir les liens avec les parents, proposez leur de rester pour l’apéro (en déposant les enfants) ou pour le gâteau (en venant les chercher). Nous avions opté pour la première option et sommes restés jusqu’à 21h à papoter tous ensemble.
  • Tentez de ne pas mettre de limite de genre dans le choix des ami.e.s que votre enfant peut inviter. Votre petite fille souhaite inviter son meilleur ami? Votre garçon souhaite inviter son « amoureuse »? Et finalement, pourquoi pas? Un ami est un ami, quel que soit son genre. Avant un certain âge, la sexualité (le « mal ») existe uniquement dans l’esprit des adultes.
  • Restez zen. C’est une activité exceptionnelle avec des gamins qui ont d’autres règles que les vôtres. Si ça ne se passe pas aussi bien que vous l’aviez imaginé, pas de panique. Attendez juste que ça se termine et ditez-vous que, au pire, vous ne devrez pas revivre ça avant l’année prochaine!
  • Et surtout, PROFITEZ! Vos enfants en garderont un souvenir impérissable et vous pouvez faire connaissance avec leurs amis les plus proches. Ca vaut bien un week-end de travail et de désordre, non?

Kits de petit.e.s chimistes : gare à la déception

Kits de petit.e.s chimistes : gare à la déception

Cette année, ma brune avait demandé un kit de petite chimiste au Grand Saint. C’est un domaine qui l’intéresse depuis longtemps et ce n’est pas la première fois qu’elle faisait la demande d’un tel cadeau. Mais nous avions déjà été fort déçues par un précédent essai et j’étais donc frileuse à l’idée de recommencer.  

Mais cette année, je me suis dit que si nous prenions un modèle récent et d’une marque connue, nous limitions les risques de déception. Après avoir analysé le marché des kits de chimie pour enfants et hésité longuement, nous avons demandé à Saint-Nicolas d’opter  pour celui-ci:   

Lors de la découverte des cadeaux, ma maxi était absolument RAVIE de son mini labo mais malheureusement, le plaisir s’est arrêté au moment même où on a voulu l’utiliser: une partie du matériel décrit était manquant, le microscope était inutilisable et un des tubes était cassé. Je vous laisse deviner l’ampleur de mon énervement et de la déception de ma poulette.

(En plus, il a fallu râler avec des pincettes puisqu’elle m’a demandé comment on faisait pour demander à Saint-Nicolas de remplacer les pièces…)  

Comme la boite était scellée à l’achat, j’ai contacté directement le fabriquant, Clémentoni, qui me semble être le seul responsable de ce genre de couacs. Par acquis de conscience, j’ai mis le revendeur en copie aussi, des fois qu’il puisse servir d’intermédiaire. Du côté de Clementoni, à part un mail du SAV français qui reporte la responsabilité sur le distributeur belge, c’est toujours le néant absolu. Une semaine que je les ai contactés et toujours aucune réponse.

Par contre, du côté du revendeur – les magasins Broze – j’ai été vraiment bluffée! En deux jours – alors qu’ils ne sont en rien responsables du mauvais conditionnement d’un jouet de leur assortiment – ma demande a été entièrement prise en charge: 

  • Réponse directe du siège social et du magasin de Laeken où nous avions fait notre achat
  • Comme j’avais perdu mon ticket (oui, je sais, je cumule), ils m’ont envoyé le duplicata grâce à ma carte de fidélité
  • Et aujourd’hui, quand mon Amour s’est présentée au magasin, ils ont ouvert une autre boîte et remplacé l’ensemble des pièces manquantes ou défectueuses. 

Ce week-end, au retour des poulettes, ma brune aura le plaisir de jouer avec le kit de chimie apporté par Saint-Nicolas. Mais ce sera uniquement grâce au professionnalisme et à l’efficacité des magasins Broze. Quant à Clementoni, j’y réfléchirai à deux fois avant de faire un prochain achat. 

Vous avez déjà eu des mauvaises surprises comme ça? Ou, au contraire, vous êtes tombé.e.s sur une marque particulièrement efficace? 

Mini, c’est fini !

Mini, c’est fini !

Pardon si je vous ai mis du Hervé Vilard en tête mais l’heure est grave! Je dois me rendre à l’évidence: je n’ai plus qu’une seule mini, la blonde.

Où est passé l’autre? Et bien, je pense que ma brune est passée du côté obscur, du côté de la pré-adolescence, au grand dam de ma santé mentale. 

Certes, cette demoiselle a toujours eu un sacré caractère. Je revois son regard sombre quand on l’a déposée contre moi en salle d’accouchement; c’est le même que celui qu’elle m’adresse maintenant quand je la « contrarie » (entendez: quand je lui dis non avec une bonne raison).

Ma grande brune est comme ça: entière, ultra-sensible, ultra-exigeante, consciente de ce qu’elle veut et capable de se faire entendre. Mais jusqu’ici, tout ça était englobé dans une couche d’enfance qui a entretenu l’illusion que j’avais le temps avant l’arrivée de l’adolescence.

FATALE ERREUR


Ho, les premiers signes étaient discrets: Shakira et Angèle qui remplacent Elsa et Vaiana, une attention toute particulière pour les vêtements et les bijoux, une curiosité plus grande envers le monde qui l’entoure, l’envie de passer plus de temps avec ses amis-pour-la-vie.

Formidable, me disais-je, ma petite chérie grandit.

Mwahahahaha. J’étais si naïve ! Car c’était sans compter le reste…

Les yeux qui roulent.

Les soupirs excédés.

Cet air agacé pour tout et pour rien.

Et puis le fameux « T’es nulle, tu comprends rien ! » (Ou plutôt T’ES NULLE, TU COMPRENDS RIEN !) suivi par un repli stratégique dans sa chambre et par une lettre de menaces en bonne et due forme.

Vous sentez l’agacement de la pré ado ?

Heu, ça dure longtemps ?

J’ai beau savoir que c’est normal, que ça fait partie de sa construction, qu’elle grandit… ça me rend folle quand même !

Je voudrais tant rester patiente et lâcher prise (parce que ce n’est que le début et ça ne risque pas de s’améliorer tout de suite) mais PUTAIN, j’ai parfois envie de l’accrocher au porte-manteaux et de la bâillonner !

Mais malgré tout ça, je suis rassurée de constater qu’elle n’oublie pas l’essentiel: peu importent les disputes et les yeux noirs, les cris et les tempêtes. L’important c’est de s’aimer, de savoir s’excuser et pardonner.

Le reste, bein, on a une poignée d’années pour s’y faire. 😁

Douceurs d’hiver

Douceurs d’hiver

Hier, j’ai annoncé aux enfants que je ne voulais pas de sapin cette année. Elles se sont regardées l’une l’autre, en mode « C’est de l’humour ou elle débloque pour de bon? » et puis, après un long silence et une grande inspiration, l’ainée s’est adressée à moi avec le ton de celle qui perd patience mais qui va quand même prendre le temps de m’expliquer les choses gentimment.

Mais pourquoi tu ne veux pas mettre de sapin? C’est Noël. Il nous faut un sapin. C’est festif, un sapin! 

Je n’ai pas argumenté. Elle a raison dans le fond… Noël, c’est festif. Et un sapin décoré, c’est festif aussi. Donc, il nous faut un sapin.

Comment aurais-je pu leur expliquer ce qui me chagrine? J’aurais du pour cela expliquer à mes deux enfants que à l’intérieur de la maman qui prépare des calendriers de l’avent, entretien la magie de Saint-Nicolas, fait des biscuits à la cannelle et chante des chansons de Noël depuis le 2 novembre, il y a une petite fille qui ne se remet pas de la perte de ses traditions de Noël. Et parfois, les chagrins de petite fille prennent le dessus sur la bonne volonté de maman. 

Noël a toujours été pour moi le meilleur moment de l’année.

Je pourrais vous raconter le plaisir de se retrouver en famille, chaque groupe arrivant au compte gouttes avec des sacs remplis de cadeaux. L’ingéniosité déployée pour empiler tous les paquets au pied du sapin sans trop déborder sur le sol ou sur les meubles. Je pourrais vous décrire les yeux brillants des petits, qui bavaient d’envie devant cette avalanche de cadeaux et le regard pseudo-dédaigneux des ados qui étaient tout aussi curieux de savoir ce qu’il y avait pour eux. J’irais même jusqu’à vous parler des femmes qui se retrouvaient dans la cuisine pour préparer le repas ensemble, pendant que les hommes bavardaient et ouvraient le vin.

Et puis, la meilleure partie de la soirée… 

… le REPAS! (Oui, je sais, je suis incorrigible #LaBouffeCestLaVie). Parce que chez nous, à Noël, on mangeait comme des rois. Et on ramenait toutes les saveurs portugaises à notre table, pour emplir autant nos cœurs que nos estomacs. Des rissois, petits chaussons farcis à la viande ou aux crevettes. Des pataniscas, des galettes de morue. Des gambas à décortiquer avec les doigts. Des pasteis de bacalhau, sorte d’acras de morue. Et le bacalhau de conçoada, de la morue encore, en plat aussi, parce que c’était le plat traditionnel de nos parents et qu’ils n’imaginaient pas un Noël sans en manger.

Et puis, les desserts. LES DESSERTS!

Ma mère faisait des rabanadas, du pain perdu bien épais, moelleux, gorgé de lait et recouvert de cannelle. Ma tante apportait sa traditionnelle aletria, des vermicelles cuites dans du lait sucré et saupoudrées ensuite avec de la cannelle. Un bolo rei, sorte de brioche garnie et recouverte de fruits confits. Parfois, un pao de lo ou un pudim, venaient agrémenter le buffet des desserts, à côté d’une belle salade de fruits. 

Le passé est passé 

Tous ces souvenirs, toute cette douceur (et ces douceurs) de Noël font partie d’un passé révolu dont je n’ai pas encore complètement fait le deuil. Mais heureusement, ma famille à moi, celle qui m’entoure au quotidien, est là pour me rappeler qu’il est important de construire nos propres traditions de Noël.

Avec un sapin décoré. Et pour atténuer un peu les saudades, j’ai découvert une épicerie portugaise qui pourrait apporter la petite douceur nostalgique dont je semble avoir tant besoin.