La Ballade de l’enfant gris (version texte)

La Ballade de l’enfant gris (version texte)

Parmi les livres adorés cet été, il y en a un qui m’a particulièrement bouleversée, c’est la Ballade de l’enfant gris, écrit par Baptiste Beaulieu.

C’est le premier roman de lui que je lis alors même que je le suis depuis un petit temps sur les réseaux sociaux, via sa page « Alors Voilà », ses publications personnelles ou ses chroniques sur France Inter.

Ce que j’aime chez lui c’est sa capacité à raconter les histoires – les siennes ou celles des autres – avec sincérité et bienveillance. Il a une façon de voir le monde qui fait que même en racontant le dur et le triste, il réussit à nous faire deviner le bon et le positif. Une sorte d’artisan du bonheur en quelque sorte. (Ca se sent que je suis fan?)

Alors, quand mon amie SoFille (sorte d’artisane du bonheur) a proposé de me prêter, j’ai sauté dessus à pieds joints et je ne l’ai pas regretté une seconde!

A découvrir: la version audio de mon opinion sur ce bouquin: Embrouillamini lit: La ballade de l’enfant gris

Une histoire de voyage

Dans cette histoire, on suit Jo’, interne en médecine dans un service pédiatrique d’un hôpital. Il y rencontre No’, un petit garçon de 7 ans atteint d’une maladie incurable. Entre les soins et les farces faites à la chef des infirmiers, No’ attend sa maman, qui ne vient pas très souvent lui rendre visite, sans que personne ne sache pourquoi.

Au fur et à mesure des jours, le relation entre Jo’ et No’ évolue; le médecin ne se contente plus de soigner l’enfant, il cherche aussi à comprendre pourquoi cette mère est si peu présente au chevet de son fils malade. Ces recherches finiront par l’emmener bien au delà des murs de l’hôpital, avec No’ à ses côtés, dans un voyage intense et éprouvant, pour chacun d’entre eux.

Une histoire de déchirure

Coté forme, le roman est construit autour d’un évènement central que Baptiste Beaulieu appelle la « Déchirure ». Chaque chapitre nous entraîne dans un va et vient entre ce qui se passe avant et après, avec un décompte des jours qui nous séparent de l’évènement.

A chaque chapitre, c’est un peu comme si on recevait une pièce de puzzle, à conserver près de soi en attendant de recevoir la suivante, et la suivante, en espérant qu’une fois que nous les aurons toutes, nous pourrons enfin voir l’image globale. Une fois lancés dans la lecture, on veut comprendre ce qui s’est passé entre cet enfant et sa mère, ce qui s’est passé entre elle et ce médecin et comment les vies de l’un et de l’autre se sont retrouvées emmêlées d’une telle façon.

Une histoire d’Amour

J’ai vraiment été touchée par ce livre. Bouleversée même. Quand les pièces du puzzle se sont remises dans l’ordre, quand j’ai compris pourquoi et comment tout est arrivé, j’ai été emportée par la surprise et l’émotion. Au point de me retrouver à lire les dernières pages en sanglots. De gros sanglots d’un chagrin qui vient de loin, probablement en écho à des aspects personnels de ma vie.

Pour terminer, je dirai que La Ballade de l’enfant gris est une fabuleuse histoire d’Amour, dans son sens le plus fort. C’est aussi un roman qui rappelle l’importance d’être vivant, d’être heureux, de profiter de la vie et de ceux qu’on aime. Et rien que pour ça, même si tout le monde ne le trouvera pas aussi bouleversant que moi, je ne peux que vous conseiller de vous plonger dans sa lecture et de vous laisser emporter par ce très beau voyage auquel Baptiste Beaulieu vous convie.


Vous l’avez lu? Vous en avez pensé quoi? 

Embrouillamini lit: La ballade de l’enfant gris

Embrouillamini lit: La ballade de l’enfant gris

A la fin de l’été, je vous avais demandé quel était le format que vous préfériez pour le partage de mes coups de coeur littéraires. Vous aviez majoritairement demandé la version texte et c’est pour ça que j’ai partagé mes impressions sur Derrière la haine, de Barbara Abel, en format texte.

Embrouillaminis lit: Derrière la haine

Mais pour La ballade de l’enfant gris, de Baptiste Beaulieu, j’ai eu envie de me faire plaisir et d’enregistrer quand même un audiopost. J’espère qu’il vous plaira et surtout, qu’il vous donnera envie de découvrir ce très beau roman.

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7h31. Encore un matin.

7h31. Encore un matin.

Dans mon planning idéal, à 7h31, nous sommes déjà au bout de la rue, en route vers l’école. Mais pas aujourd’hui.

Aujourd’hui, à 7h31, je suis encore à la maison, face à ce chat narquois qui me rappelle que je ne suis pas arrivée à respecter le planning idéal. Comme d’habitude à vrai dire.

Parce que ce matin, à 7h31, mes enfants terminent à peine de manger. Il faut encore brosser les dents, mettre les chaussettes, les chaussures, emporter une veste et les sacs, sans compter les « j’peux vite prendre un livre, maman? », les « je dois ABSOLUMENT faire pipi » et les disputes – entre elles ou avec moi – qui nous retarderont encore un peu plus.

Pourtant, j’essaie d’anticiper un maximum la veille: on choisit une partie des vêtements  les sacs à collations sont pratiquement terminés, les cartables déjà fermés, le pain est près du grille pain, le choco déjà à table, le beurre et la confiture sont au garde-à-vous juste à l’entrée du frigo.

Mais ce n’est pas assez

Il faudrait TOUT préparer la veille. Disposer les vêtements dans l’ordre d’enfilage, mettre la table comme pour un petit-déjeuner d’hôtel, glisser le sac de dîner complètement terminé au frigo, mettre les sacs déjà dans le coffre. Il faudrait peut-être même qu’elles dorment habillées. Ou qu’elles mangent dans la voiture. Ou les deux.

Je ne sais pas ce qu’il faudrait.

Ce qui est certain, c’est que je n’arrive pas à les/me lever encore plus tôt. Nous avons toutes besoin de sommeil. Et de temps! Du temps pour émerger, pour s’étirer comme un chat. Du temps pour faire un câlin digne de ce nom. Ma brune aurait besoin de temps pour retrouver sa bonne humeur à son aise et démarrer dans le calme. Ma blonde aurait besoin de temps pour faire son lit et mettre chaque doudou à sa place. Et moi, j’aurais besoin de temps pour prendre un thé, une tartine et les aider à démarrer dans la bonne humeur. Mais ce n’est pas possible. Sortir du lit avant 6h est inimaginable.

Et à ceux que ça démange de me dire qu’il suffirait de les coucher plus tôt, dites-moi comment! Parce que pour les mettre au lit à l’heure idéale, ça veut dire que je dois goupiller le combo « devoirs-jouer-cuisiner-repas-dents-douche-lecture-câlins-extinction des feux » en moins de 2h00. Ce qui est mission impossible. Et tant que Tom Cruise ne viendra pas jouer les nounous chez nous, ça restera mission impossible.

Alors on retarde le coucher, on retarde le lever, on court, on se fâche, on n’a pas le temps de mettre leur musique dans la voiture, de faire des câlins à l’école, de se dire au-revoir comme il faut.

Et moi, je repars essoufflée, énervée, coupable, fatiguée, vers une journée que je dois assurer tant bien que mal.

Alors je pleure

Ce que je voudrais dans ces cas-là, c’est abandonner et tout envoyer se faire foutre. Mais comme c’est impossible, je pleure et j’attends d’être de nouveau prête à accepter que c’est ma réalité et que je dois faire au mieux avec ce que j’ai. En attendant le lâcher prise, je lâche mes larmes. Et je pense à toutes celles qui ont encore plus de raisons que moi de pleurer mais qui continuent quand même à s’accrocher. Ca ne changera pas le fait que je sois toujours dans ma salle à manger à 7h31, avec le chat qui se moque de moi. Mais ça me permettra au moins de relativiser et de me résigner.

 

C’est comme ça aussi chez vous? Si vous avez des idées ou des solutions à partager, n’HESITEZ pas, elles sont toujours les bienvenues. 

 

 

 

 

Janelle Monae: laissez entrer Queen J!

Janelle Monae: laissez entrer Queen J!

Ce samedi soir, nous avions rendez-vous à l’Ancienne Belgique avec Janelle Monae. Si vous pensez ne pas la connaître, détrompez-vous: son titre « Make me feel » a tourné en boucle sur toutes les bonnes radios pendant des semaines au début de l’année. Et je suis ressortie de la salle de concert totalement conquise, par l’artiste et par la femme.

Sur scène, ce petit bout de femme (1,52 m!) dégage une énergie incroyable. Elle était partout, irradiant de force et de confiance, occupant entièrement l’espace avec sa voix, son corps et son attitude de conquérante. Avec son groupe, quatre danseuses et une super scénographie, on a pu profiter d’un mélange parfait entre la proximité d’une petite salle et un show à l’américaine. Ajoutez à cela une voix impressionnante, un groove digne des plus grands artistes de R’n’B et des titres entraînants et vous comprendrez pourquoi le public était conquis, des fans de la première heure aux amateurs curieux.

Une artiste engagée

Mais il y a une dimension supplémentaire qui me plait chez cette artiste: son choix d’exprimer très clairement ce qui lui semble important. En tant que femme, noire, queer, ouvertement bisexuelle/pansexuelle (attirance pour d’autres personnes quelle que soit leur expression de genre, leur sexe biologique ou leur orientation sexuelle), Janelle Monae cumule ce que d’aucuns appelleraient des « handicaps ». Ce qui lui donne d’autant plus de légitimité à parler de liberté, de sexualité, de racisme ou de féminisme dans ses textes.

Et en observant l’équipe présente sur scène avec elle, je n’ai pas pu m’empêcher de constater là aussi des choix et un engagement très clairs. Sur les 9 personnes autour d’elle, 7 sont des femmes et tous sont noirs. Choisir de s’entourer de ceux et celles qui ont deux fois plus de difficultés à percer malgré autant de talent, c’est une forme de militantisme qui me plait énormément chez une artiste.

Et enfin, dans sa carrière d’actrice (bein oui, parce qu’elle a de multiplies talents), Janelle Monae a choisi des rôles et des films engagés, comme dans Les figures de l’ombre, Moonlight ou Did you wonder who fired the gun.

Queen Janelle

En l’écoutant et en la découvrant, je n’ai pas pu m’empêcher de faire le rapprochement avec Beyoncé. Parce qu’elles sont femmes, noires, américaines. Parce qu’elles ont des voix de dingue et qu’elles évoluent dans le monde du R’n’B. Parce qu’elles se sont toutes deux fières d’être noires et d’être femmes. Et parce que Janelle Monae mériterait amplement d’être surnommée « Queen J ».

Mais il n’y a aucun sens à les comparer, chaque artiste étant unique.

Samedi soir, j’ai eu la chance de découvrir la singularité de Janelle Monae à l’AB et j’ai adoré chaque moment. Et je vous invite à faire pareil en allant découvrir son univers et sa musique.

Embrouillaminis lit: Derrière la haine

Embrouillaminis lit: Derrière la haine

Ca faisait longtemps que je n’avais plus partagé un coup de cœur lecture avec vous! Le dernier en date c’était Ariane, de Myriam Leroy, dont vous pouvez retrouver le blogpost ici: Ariane: la lecture à remonter le temps.

Mais cet été, durant nos merveilleuses vacances, j’ai dévoré trois bouquins conseillés et prêtés par mon amie SoFille (dont vous pouvez retrouver le blog ici: www.sofille.be) :

Je vous propose donc de vous raconter tout ça en commençant aujourd’hui par Derrière la Haine, de Barbara Abel. Poursuivre la lecture de « Embrouillaminis lit: Derrière la haine »

Les attractions du Futuroscope

Les attractions du Futuroscope

Dans le blogpost précédent, je vous détaillais notre journée d’aventures au Futuroscope. Lire aussi: Flash-back estival: direction le Futuroscope

Pour être complète, voici la liste les attractions que nous avons pu réaliser ce jour-là.

  • Notre coup de coeur total et absolu va à L’extraordinaire Voyage. Un tour du monde en quelques minutes, les pieds dans le vide, comme si nous étions des oiseaux découvrant un monde féerique. Totalement bluffant.

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  • Danse avec les robots nous a beaucoup amusées également. Installés dans des sièges doubles accrochés à un bras de robot, les visiteurs sont secoués au rythme de la musique de Martin Solveig. Chaque double siège étant indépendant des autres, il est même possible de choisir la force de l’attraction en fonction de ses goûts (ou de son âge, les enfants n’ayant accès qu’au niveau 1).

 

  • Chocs cosmiques nous a emmenées dans l’espace à la découverte des mystères de l’univers. Le Big Bang, la disparition des dinosaures, les galaxies, les astéroïdes et bien d’autres sujets sont abordés durant une présentation aussi intéressante que captivante. Notre mini blonde étant actuellement très curieuse sur le sujet, cette attraction tombait à pic.

 

  • Nous avons poursuivi à l’Imax (dans le pavillon sans doute le plus emblématique du parc, le « cristal géant »), avec le film Dans les yeux de Thomas Pesquet, qui retrace l’aventure spatiale du plus jeune astronaute de l’Agence Spatiale Européenne.

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  • Parmi celles qui ont le plus amusé les minis, citons La machine à voyager dans le temps, avec Les Lapins Crétins. Mention spéciale pour les deux salles d’attente intermédiaires, avec notamment un détournement d’oeuvres d’art à la sauce Lapins Crétins. Nous avons passé le temps à montrer les différences entre les versions accrochées aux murs et les oeuvres originales (merci la disparition du roaming).

 

  • Parmi les nouveautés 2018, l’attraction Sébastien Loeb racing experience promettait d’être décoiffante. Assises dans un siège baquet dynamique avec un casque de réalité virtuelle sur les yeux et les oreilles, nous sommes devenues les copilotes de Sébastien Loeb durant un parcours urbain rapide et sportif! C’est impressionnant mais le cumul des sensations a fini par me donner la nausée.

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  • Pour finir, citons la Vienne Dynamique, qui nous a permis de découvrir de façon amusante la région du Futuroscope ainsi que deux attractions d’eau toutes simples mais néanmoins sympathiques: Mission: Eclabousse et les Vélodos.

 

  • Enfin, la cerise sur le gâteau, la journée s’est terminée par un spectacle « pyroaquatique » créé par le Cirque du Soleil: Aquaféerie La forge aux étoiles. De quoi mettre des étoiles dans les yeux bien fatiguées des grandes et des minis.

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Flash-back estival: direction le Futuroscope

Flash-back estival: direction le Futuroscope

Est-ce que je vous ai déjà dit que nos vacances avaient été parfaites ? Non? Pas encore? Et bien, je vous l’annonce : elles étaient absolument totalement complètement parfaites, parce qu’elles contenaient exactement ce dont notre famille avait besoin pour recharger ses batteries. 

L’année dernière, nous avions pu découvrir Lacanau, une petite ville de Gironde, à une heure de route de Bordeaux. Les quelques jours paradisiaques que nous y avions passé nous avaient donné directement envie d’y revenir avec plus de temps cet été. Et c’était absolument parfait. (Mais je vous l’avais déjà dit peut-être? ;-))

Lire aussi :A la découverte de Lacanau, notre petit coin de paradis

Mais, j’y pense… Et si je vous racontais nos aventures ? Comme ça, pendant que je prolonge mon état de béatitude, vous pourriez même glâner des idées pour vos prochaines vacances. Premier étape de ce flash-back estival: le Futuroscope

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